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Y a-t-il un contexte immunologique propice aux troubles de l’humeur ?

Enfin une confirmation de la valeur psychologique de l’auto immunité comme nous la retrouvons dans de nombreuses maladies auto immunes. Il faut en fait voir les choses à l’inverse. Les troubles du vécu et de la personnalité vont générer l’auto immunité.

L’épilepsie, une maladie auto-immune ?

Commentaire de Olivier Soulier. Réflexion intéressante, sur l’hypothèse d’origine auto immune de l'épilepsie. L’auto immunité, nous l’avons dit, relève d’un conflit interne avec introjection puissante d’un non soi, tellement importante et mélangée au soi que le système immunitaire du sujet ne peut que s’attaquer au sujet lui même. Cette étude parle surtout d’un risque accru d'épilepsie dans les grandes maladies auto immunes.

Injections intra-lésionnelles d’interféron dans la maladie de La Peyronie, quels résultats ?

La maladie de La Peyronie (MLP), décrite en 1743 par François Gigot de La Peyronie, premier chirurgien de Louis XV, est caractérisée par une induration plastique de l’albuginée des corps caverneux de la verge ; survenant surtout entre 40 et 60 ans, elle associe habituellement une courbure pénienne, une inflammation et des douleurs, qui retentissent sur la vie sexuelle. Non traitée, elle évolue vers une aggravation de l’incurvation. Parmi les nombreux traitements proposés, les injections intra-lésionnelles (IIL) sont les plus performantes ; les auteurs américains ont utilisé l’interféron-α2B (IFN) dont ils ont évalué l’efficacité en fonction de la précocité du traitement tout en essayant de déterminer les facteurs prédictifs de réussite.

Où l’on reparle du dysfonctionnement immunitaire en psychiatrie

Contrairement à la vision simpliste reprenant la métaphore informatique opposant classiquement le « soft » (logiciel) au « hard » (matériel) pour assimiler la psychiatrie aux dysfonctionnements d’une sorte de « logiciel » cérébral, et la neurologie à ceux du substrat physique (anatomo-physiologique), des recherches récentes suggèrent que les choses seraient sans doute plus subtiles, et parfois imbriquées. On a découvert ainsi que certains troubles étiquetés « psychiatriques » (anxiété, dépression, confusion, troubles mnésiques, changement de personnalité, troubles du sommeil…) sont parfois liés à des pathologies auto-immunes.

Y a-t-il un contexte immunologique propice aux troubles de l’humeur ?

Coordonnée par des chercheurs de l’Université d’Aarhus (Danemark), une étude épidémiologique s’intéresse à « 3,56 millions de sujets nés entre 1945 et 1996 et suivis de Janvier 1977 à Décembre 2010 », et en particulier aux « 91 637 personnes hospitalisées pour des troubles de l’humeur » durant cette période, avec l’objectif d’évaluer l’incidence possible des affections auto-immunes et des infections sur le risque de troubles thymiques.