Une protéine de requin contre Parkinson

Commentaire. Une protéine issue d’un requin pourrait soigner la maladie de Parkinson.

Là encore il y a deux manières de voir les choses. 

Chimiquement une molécules issue d’un petit requin, la squalamine supprime la toxicité de l’alpha-synucléine. Cette alpha-synucléine s’accumule dans les terminaisons nerveuses des personnes atteintes de Parkinson, au lieu de favoriser la conduction du message.

En clair le message ne passe pas, la alpha-synucléine s’accumule et entraine la dégénérescence nerveuse et le Parkinson.

Nous pouvons aussi voir le Parkinson dans une compréhension humaine.

J’ai écrit un long article sur ce thème. Nous y voyons que les personnes souffrant d’un Parkinson ont trop souvent dans leur vie été partagées ente leur naturel et l’éducation à laquelle ils ont été soumis. Ce conflit interne est très fort et aucun des deux côtés n’a jamais pris le dessus, que ce soit le naturel ou l’acceptation. Nous nous retrouvons dans une forme de 50% – 50%, avec au final hésitation et tremblement.

Nous pouvons aussi dire que le message nerveux de leur véritable désir n’a jamais réussi à passer totalement et est resté bloqué, comme l’alpha-synucléine est bloquée et s’accumule en plaque dans les terminaisons nerveuses, jusqu’à la dégénérescence nerveuse.

Le requin lui, n’est pas du genre à se poser des questions, à laisser sa vraie nature être contrariée par des convenances sociales et éducatives, c’est une évidence. Il est requin, prédateur sans état d’âme, un point c’est tout.

Il est logique qu’il fabrique une molécule qui permet que son instinct garde toute sa fluidité et son efficacité. 

Ne pourrait-on pas dire aux Parkisonniens : « Agissez, suivez votre instinct ! » En empruntant au requin sa capacité d’action.

Enfin pour terminer, nous savons que certains anti parkinsoniens ont eu comme effets secondaires des actions de désinhibitions sociales assez flagrantes. Vu comme cela c’est logique. Mais si nous laissions simplement nos petits bambins suivre un peu plus leurs intuitions et un peu moins les bonnes règles.

 

L’ARTICLE :

Une molécule découverte chez le requin, étudiée pour ses propriétés anticancer et anti-infectieuses pourrait, une fois synthétisée artificiellement, conduire à de futurs traitements de la maladie de Parkinson. Son nom : la squalamine.

Le Squalis acanthias produit la squalamine

NOAAS

Squalus acanthias, un petit requin dit aiguillat commun, possède un trésor : la squalamine, une protéine qui bloquerait le processus moléculaire en jeu dans la maladie de Parkinson. Tel est le résultat publié dans les PNAS  par une équipe internationale composée de plus de vingt chercheurs des universités de Cambridge (Grande-Bretagne), Groningue (Pays-Bas), Georgetown (États-Unis), Florence (Italie) et Saragosse (Espagne) ainsi que les National Institutes of Health (NIH) américains. La molécule a été découverte chez le requin en 1993, puis synthétisée en 1995, par l’équipe de Michael Zasloff, professeur  à l’université de Georgetown, un des coauteurs de l’actuelle publication. Ses recherches et d’autres ont déjà pu établir que la squalamine a des propriétés antivirales, anticancer et antidégénérescence maculaire.

Objectif : décoller l’alpha-synucléine

Pour rappel, la maladie de Parkinson est caractérisée par la présence dans le système nerveux central d’agrégats d’une protéine, l’alpha-synucléine. En temps normal, celle-ci se trouve en abondance dans les terminaisons nerveuses, où elle participe au transport des neurotransmetteurs d’un neurone à l’autre par l’intermédiaire des “vésicules synaptiques”. Mais lorsque cette protéine se replie mal, elle forme des fibrilles insolubles. Petit à petit, celles-ci s’accumulent et s’agrègent sur la paroi de vésicules, jusqu’à altérer les neurones qui finissent par mourir.  Ce processus est associé étroitement à des maladies neurodégénératives dites synucléinopathies, comme la maladie de Parkinson mais aussi la démence à corps de Lewy et l’atrophie multisystématisée. Le mécanisme d’agrégation de l’alpha-synucléine est si complexe, dépendant de facteurs multiples, qu’il a été jusqu’ici extrêmement difficile de développer une stratégie de lutte efficace. « Il a été montré que l’agrégation ne se fait que dans certaines conditions, précise en effet les auteurs. Et surtout selon les liaisons qu’elles peuvent créer avec la membrane lipidique des neurones ». Les chercheurs ont donc décidé de chercher une molécule qui parviendrait à  “décoller” l’alpha-synucléine des membranes lipidiques pour éviter l’agrégation toxique. Leur choix s’est arrêté sur la squalamine car « cette molécule est capable d’entrer dans les cellules eucaryotes [avec un noyau] et de déplacer les protéines qui sont liées aux membranes plasmiques », précisent les auteurs.

“Si d’autres tests s’avèrent efficaces, il est possible qu’un médicament traitant au moins des symptômes de la maladie de Parkinson puisse être développé à partir de la squalamine”

Première étape : tester les effets de la squalamine sur des cellules humaines in vitro.  D’après  l’étude, ça marche. La squalamine supprime la toxicité de l’alpha-synucléine sur des cellules humaines, en inhibant ses liaisons avec les membranes cellulaires. Seconde étape : tester la même chose in vivo.  Un ver nématode, C. elegans, est manipulé génétiquement pour produire en quantité de l’alpha-synucléine humaine dans ses cellules musculaires.  Observation : sans traitement, l’accumulation de la protéine toxique paralyse petit à petit le ver. En revanche, lorsqu’on lui donne de la squalamine, l’agrégation d’alpha-synucléine est inhibée, et le ver retrouve sa mobilité ! « Si d’autres tests s’avèrent efficaces, il est possible qu’un médicament traitant au moins des symptômes de la maladie de Parkinson puisse être développé à partir de la squalamine, assure Christopher Dobson de l’université de Cambridge, coauteur. Nous devrions alors être capables de l’améliorer progressivement, en cherchant de meilleures molécules qui augmentent son effet. » Michael Zasloff a déclaré, quant à lui, qu’il planifie dès à présent un essai clinique sur la base de ces travaux chez des patients malades de Parkinson aux États Unis. De plus amples recherches doivent cependant être menées pour déterminer les bénéfices réels que l’on peut en attendre et la forme que ce traitement pourrait avoir. Il reste notamment à vérifier si la squalamine peut atteindre les régions spécifiques du cerveau atteintes par la pathologie chez l’humain.

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/une-proteine-de-requin-contre-la-maladie-de-parkinson_109879

 

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 153