Une “poussée” pour grandir

Commentaire. J’ai organisé il y a bientôt 5 ans le premier « Congrès Sortir de la Sclérose en Plaques ».

J’ai soigné des centaines de patients.

Je vous partage aujourd’hui un magnifique témoignage d’une jeune femme qui a fait le chemin vers la guérison.

Quand j’ai organisé ce congrès aucun livre n’était sorti depuis 20 ans sur la SEP et la possibilité de la guérir. Encore n’y en avait-il qu’un seul, celui de Catherine Kousmine. « La sclérose en plaque est guérissable ».

Depuis le congrès sont sortis une demi douzaine de livres surfant sur la vague lancée de l’idée de la possibilité de guérison.

Seulement voilà, tous parlent de diététique et d’exercice corporel, de méditation, etc.

Mais il manque un point essentiel : l’aspect psychologique comme élément clé. Ce témoignage pose une pierre dans cet aspect.

 

TEMOIGNAGE :

Ne vous positionnez pas en tant que victime mais prenez cette situation comme une opportunité de changement. Ne vous enfermez pas dans un concept ou diagnostic en projetant le pire. Même si ce n’est pas évident, ne vous attachez pas à cette image de chaise roulante véhiculée par les médias, les médecins…

Un de mes voeux les plus chers: qu’un jour chacun puisse recevoir les outils pour devenir acteur de sa guérison et non pas devoir subir parce qu’il n’est pas conscient des possibilités qui s’offrent a lui!

Rentrer dans un processus de plainte n’arrange rien. Même si l’on voudrait être compris de temps en temps par ceux qui ne le vivent pas, on ne peut pas leur demander d’être dans notre corps et on ne le souhaiterais pas.

Alors oui quand un symptôme arrive, je l’accueille comme un ami qui vient me dire quelque chose d’important. Je lui pose la question de sa venue. C’est un moment bouleversant car c’est un nouveau nettoyage, une remise en question de mes priorités, un bilan des choses que je veux et que je ne veux plus…

Et ensuite, lorsque j’ai compris et que le symptôme s’en va, je le vis comme une victoire, comme un moment qui m’a permis de grandir encore un peu plus. Je suis prête a vivre l’expérience du “vivre avec” pour qu’elle puisse servir d’exemple au personnes qui se sentent perdues.

On fait trop vite appel à la médecine et aux anti-dépresseurs car quand ça nous arrive on a l’impression qu’on ne pourra pas y arriver seul.

Et pourtant…Si on y croit, qu’on a la volonté de changer son hygiène de vie, de la persévérance et un entourage qui nous soutient, on détient les clés pour être des personnes heureuses, qui peuvent transmettre, grâce a notre expérience, le bonheur de vivre dans le présent, ici et maintenant.

En faisant des projections négatives on imagine déjà le pire. Pourquoi ne pas imaginer que vous allez guérir et trouver les clés pour y arriver? Moi, c’est ça ma quête de vérité!

Il y a forcément quelque chose, il y a toujours une lumière au bout du tunnel. Faisons en sorte que ce tunnel soit le moins long possible.

Et avec le temps j’ai également appris qu’il ne fallait pas vivre cela comme une honte, mais comme une opportunité, une force de Vie qui nous fait grandir et qui nous rapproche chaque jour un peu plus de qui nous sommes réellement.

Ne vous cachez pas, mais vivez dans la Joie. Restez dans le Mouvement tant que vous êtes en Vie! Cette maladie, un mal qui vient nous dire, est une épreuve, qui si elle est conscientisée à temps et positivement, peut permettre de vivre heureux!

Ô-Live

Opportunité – Authenticité 

La maladie n est pas une honte mais une opportunité de changement.

Retrouver son authenticité est essentiel! Je ne dis pas qu il faut arrêter son traitement mais au moins commencer par le traitement le plus inoffensif, celui de partir a la recherche de soi.

J’ai eu plusieurs maîtres sur mon chemin. Ils m’ont insufflé le changement mais jamais me l’ont imposé. C était à moi de réfléchir et de mettre en place ce que je voulais voir venir. J’y ai travaillé dur, avec des périodes d’abandon et de repli mais chaque fois un petit clin d’œil de la vie m’a remis sur mon chemin. Les personnes que j’ai rencontrées, les lieux que j’ai visité, les situations à démanteler. La vie est un vrai jeu lorsqu’on peut percevoir toutes ces petites choses du quotidien qui vous font évoluer.

J’ai dû apprendre a gérer la douleur et à ne plus me plaindre pour éviter qu’on m’envoie me faire soigner. Mais aujourd’hui ça a porté ses fruits. Je n’ai plus besoin de me plaindre et j’ai compris que se plaindre installait la douleur au lieu de l’évacuer. Les mots de vocabulaire qu’on utilise reflètent l’état d’esprit dans lequel nous sommes et viennent inscrire dans nos cellules ce à quoi nous nous référons. Si vous projetez constamment la maladie, elle viendra se mettre sur votre route. C’est la même chose en ce qui concerne les processus de guérison. Plus on y croit, mieux on se sent… Alors pourquoi ne pas y croire un peu plus pour se sentir mieux un peu plus longtemps

Ô-Life

 

 

Paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 139