« Une étude jette le trouble sur les bienfaits du lait chez les adultes »

Commentaire.

Voila encore un tabou qui tombe dans le grand public. Nous savions tous que la caséine qui est la protéine du lait est fréquemment toxique et que dans tous les cas de maladie inflammatoire, auto immune ou simplement ORL ou eczéma la suppression du lait est le B à BA du traitement et cela marche très bien. 

Voila les sonnettes officielles qui nous disent la même chose, avec 50 ans de retard, comme quoi, rien n’est jamais perdu. Le Dr Seignalet va se retourner de joie dans sa tombe.

A appliquer cependant.

L’ARTICLE : 

Le Parisien s’interroge : « Le lait serait-il néfaste lorsque bu en grande quantité par des personnes vieillissantes ? Une étude suédoise jette le trouble sur ses bienfaits couramment vantés pour les adultes, mais les auteurs appellent à accueillir leurs observations avec “prudence” ».

Le journal explique que ce travail de chercheurs de l’université d’Uppsala, en Suède, paru dans le BMJ, « se base sur l’analyse des données recueillies dans le cadre de deux “cohortes”. […] L’une portait sur environ 60.000 femmes de 39 à 74 ans, questionnées sur les habitudes alimentaires et de vie dans le cadre d’une campagne de dépistage du cancer du sein. L’autre cohorte concernait un groupe de 45.000 hommes de 45 à 79 ans ».

« Les quantités de lait bu quotidiennement ont été quantifiées : entre moins d’un verre, 1 à 2 verres, 2 à 3 verres et plus de 3 verres. Les quantités de lait fermenté (comme le yaourt) et de fromage consommés ont également été prises en compte », ajoute le quotidien.

Le Parisien note ainsi que « les chercheurs ont cherché à savoir si pouvait être établi un lien statistique entre la quantité de lait et de produits laitiers consommés et la survenue de fractures, en particulier de la hanche, ainsi que la survenue de décès ».

Le journal observe que « le résultat, en apparence contradictoire avec l’image bienfaitrice du lait, est que les femmes absorbant plus de 3 verres de lait par jour paraissent plus enclines à souffrir de fractures et à décéder ».

Le quotidien relève que selon le Pr Karl Michaelsson, principal auteur, « les femmes qui consomment 3 verres ou plus de lait par jour ont un risque relatif de décès “de 90% plus élevé” et un risque de fracture de la hanche “de 60% plus élevé” par rapport à celles qui boivent moins d’un verre par jour ».

« Pour les hommes, le lien statistique entre grande quantité de lait consommé et risque de décès est également observé mais “de manière moins prononcée” tandis qu’aucun lien n’est observé pour les fractures. L’analyse concernant les produits laitiers – lait fermenté et fromage – montre également un lien statistique avec fractures et décès, mais “dans le sens inverse” », continue Le Parisien.

Le journal souligne que « l’analyse tient de l’observation et aucune relation de cause à effet n’a été formellement démontrée. Mais les scientifiques suédois avancent une hypothèse pour expliquer l’éventuel effet néfaste du lait à haute dose chez les adultes : la présence en quantité importante de sucres spécifiques, lactose et D-galactose, qui sont peu présents dans les produits fermentés ».

Le Parisien note en effet que « le D-galactose pourrait jouer un rôle dans le “stress oxydant” des cellules et l’inflammation des tissus : des expériences ont montré que ce produit injecté chez des souris accélérait le vieillissement ».

Les auteurs précisent toutefois que « cette étude doit “être interprétée avec prudence” car il s’agit essentiellement d’un travail “d’observation” qui mériterait d’être confirmé. […] Il pourrait y avoir un lien avec le lactose et galactose contenus dans le lait (…) mais une telle relation de cause à effet doit encore être l’objet d’expérimentations ».

Date de publication : 03-11-2014

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