Un virus pour traiter le cancer du pancréas

Commentaire.

Voilà une idée intéressante, mais finalement pas loin des virus bactériophages dont nous avons déjà parlé. Elle nous montre que la nature possède ses propres systèmes de régulation. Un des grands rôles de la médecine et objectifs des progrès scientifiques est de les comprendre pour nous aider à nous en servir.

Bien, c’est juste un peu génétiquement modifié, il leur reste à trouver que la même chose existe dans la nature.

L’ARTICLE :

Sciences et Avenir observe que « le cancer du pancréas est particulièrement redoutable, puisque plus de trois quarts des patients décèdent au cours de l’année qui suit le diagnostic », et se penche sur les travaux d’une équipe de cliniciens français qui « espère avoir trouvé une approche thérapeutique efficace pour lutter contre ce cancer ».

Le magazine évoque ainsi « l’injection d’un virus capable d’infecter et de détruire spécifiquement les cellules cancéreuses (on parle alors de “virus oncolytique”). Leurs premiers résultats sont concluants selon leur étude publiée dans Human Gene Therapy ».

Sciences et Avenir explique que les chercheurs « ont utilisé le virus de l’herpès et ont modifié son génome afin de le rendre inoffensif vis-à-vis des cellules saines de l’organisme mais capable de se répliquer spécifiquement dans les cellules cancéreuses du pancréas, et de les détruire. En injectant une unique dose du virus modifié à des souris, associée à une chimiothérapie, il a drastiquement réduit la taille des tumeurs, sans effet indésirable dangereux pour les animaux ».

Le mensuel rappelle que « les cliniciens ne sont pas les seuls à explorer cette approche oncolytique », et souligne qu’« avec ces travaux, les chercheurs ont apporté la preuve de concept de l’efficacité de ce virus modifié ».

Pierre Cordelier, directeur de recherche au Centre de recherche en cancérologie de l’Oncopôle de Toulouse et principal auteur de l’étude, remarque ainsi qu’« il s’agit d’une nouvelle ère thérapeutique contre le cancer du pancréas. Plus rien ne s’oppose au lancement d’un essai clinique chez l’homme ».

Le chercheur ajoute qu’« au cours de cet essai il faudra par ailleurs rechercher des marqueurs prédictifs de réponse au traitement, afin de pouvoir, à terme, administrer le virus aux patients qui en bénéficieront le plus ».

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