« Un plan de lutte contre la maladie de Lyme »

Commentaire. Parlons un peu de la maladie de Lyme, il est temps que cela change, au moins cela fait débat et ça ne peut que faire avancer et sortir du déni ou de l’omerta.

 

L’ARTICLE :

Le Figaro remarque en effet : « Mieux informer, mieux chercher, mieux diagnostiquer, mieux soigner : longtemps négligée, la maladie de Lyme, affection polymorphe due à une bactérie transmise par les tiques, va bénéficier d’un plan national ».

Marisol Touraine a indiqué hier que « ce plan vise à éviter le sentiment d’abandon et l’errance thérapeutique auxquels sont confrontés des malades de Lyme. Il permet de mieux comprendre la maladie, de soigner plus efficacement les patients et de mobiliser tous les outils disponibles pour prévenir la maladie ».

Le Figaro explique notamment que « pour mieux informer la population et l’enjoindre à se protéger, l’Office national des forêts (ONF) et Santé publique France installeront des panneaux d’information pour les promeneurs et les randonneurs à l’entrée des forêts. Une application sur smartphone pour signaler la présence de tiques sera mise en place, des actions d’information du public seront lancées (affiches, dépliants…) et les professionnels de santé seront mieux formés ».

Le quotidien indique que « les médecins disposeront «d’un bilan standardisé décrivant la liste des examens permettant un diagnostic complet», un protocole sera mis en place avec les associations de malades «pour assurer une prise en charge standardisée et remboursée des malades sur l’ensemble du territoire», et des centres spécialisés seront créés à partir de 2017, regroupant toutes les spécialités concernées pour mieux accueillir les malades et former les professionnels de santé ».

« La Haute Autorité de santé, saisie en juin dernier, doit proposer «des critères médicaux de l’admission de la maladie de Lyme dans la liste des affections longue durée» », ajoute Le Figaro.

Le journal rappelle ainsi que « le diagnostic de la maladie de Lyme peut être particulièrement ardu. Le seul symptôme caractéristique de Lyme est l’érythème migrant, une lésion dermatologique apparaissant quelques jours après une morsure de tique infectée, puis disparaissant en quelques semaines. Un signe tellement caractéristique de la maladie qu’en sa présence, aucun test biologique de confirmation ne doit être demandé et un traitement antibiotique institué sans tarder. Mais il est loin d’être présent chez tous les malades… ».

Le Figaro note en outre que « pour mieux connaître la maladie et son vecteur, le ministère a évoqué plusieurs axes de recherche. Une cohorte de patients à long terme suivis dans les centres spécialisés sera mise en place pour mieux connaître la maladie, l’Institut Pasteur se penchera sur l’amélioration du diagnostic, et des recherches sur les tiques et leurs bactéries seront menées ».

Le Monde note également que « la ministre de la Santé a rendu public [hier] un plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les autres maladies vectorielles transmises par la tique. Cet acarien géant, qui se nourrit de sang, a été très médiatisé dernièrement, en particulier parce qu’il peut causer une maladie infectieuse, aisément traitable et identifiable dans sa forme aiguë, mais qui devient bien plus complexe à soigner dans ses formes tardives ».

Le journal souligne lui aussi que « la maladie de Lyme, qui toucherait plus de 26.000 personnes supplémentaires chaque année, présente des signes cliniques subjectifs (maux de tête, troubles de la mémoire) et le diagnostic est alors difficile à poser. Quant aux tests d’aide au diagnostic, ils sont imparfaits ».

Interrogée par le quotidien, Marisol Touraine déclare que « la raison de la création de ce plan aujourd’hui est que la maladie de Lyme n’est pas suffisamment reconnue et que nombre de patients se sentent livrés à eux-mêmes. Ce qui frappe, c’est la montée des débats qui ne sont pas toujours maîtrisés et donnent lieu à des interrogations scientifiques. Le plan est l’expression d’une volonté de mieux connaître et de mieux comprendre la maladie ».

Le Monde relève que « la ministre de la Santé a souligné qu’elle souhaitait «éviter la situation d’abandon et d’errance thérapeutique dans laquelle se trouvent les patients». D’où, notamment, la mise en place d’un protocole national de diagnostic et de soins ayant pour but d’harmoniser la prise en charge ».

Le quotidien rappelle en outre que « dans le monde médical, la maladie de Lyme fait débat. Le 20 septembre, l’Académie de médecine organisait une séance à laquelle ont participé des experts du sujet, aux visions bien différentes. […] Parfois franchement houleux, les échanges ont illustré l’opposition entre ceux qui redoutent un surdiagnostic de la maladie et ceux qui dénoncent une grave sous-évaluation de son impact ».

Date de publication : 30 Septembre 2016

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Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 134