« Un nuage de microbes personnel entoure chacun d’entre nous »

Commentaire. Donc, en fait, quand je vous rencontre, je rencontre aussi vos microbes. 

J’avais dit que la flore microbienne générale représente au niveau symbolique et psychique une image de l’inconscient collectif et que notre flore intestinale c’est notre part de l’inconscient collectif, celle qui nous caractérise.

Ces microbes parlent de nous, de nos conflits résolus ou en travail, de nos souffrances, de nos modes de fonctionnements. C’est tout cela que je promène et donc montre à l’autre avec cet inconscient microbien.

Avec cet article, nous voyons que notre inconscient qui nous caractérise est apparent autour de nous, étonnant. Bonjour cher monsieur, chère madame, ah oui je vois votre inconscient, et je rentre en contact avec lui. En fait, le plus caché dans la vie est le plus visible et quand je te rencontre, je montre mes cartes et tu montres les tiennes. La rencontre se fait en fait à de très nombreux niveaux dont nous n’en voyons que quelques uns.

En fait, nos inconscients se présentent, se parlent, se reconnaissent ou se repoussent. Je peux très vite ne pas supporter le nuage microbien de l’autre et tomber malade.

Nous avions aussi évoqué cette notion avec l’empreinte microbienne que nous laissons dans les lieux en moins de 4 heures. Ici nous allons encore plus loin, c’est une carte d’identité.

 

 

L’ARTICLE :

Science et Vie observe que « partout où nous allons, nous sommes accompagnés par un mélange très personnel de bactéries émises dans l’air alentour par notre corps ! Bouche, peau, intestins… ils dispersent en une heure 10 millions de particules biologiques issues des microbes qui habitent les divers replis de notre organisme ».

« Mais il y a plus : les microbiologistes de l’université de l’Oregon, qui ont révélé l’existence de ce nuage microbien, sont allés jusqu’à l’étonnante découverte qu’il nous est si personnel qu’il permet de nous identifier », ajoute le magazine.

Science et Vie évoque ainsi « l’analyse des gènes appartenant à ces microbes. Sur les milliers d’espèces bactériennes existantes, toutes ne sont pas présentes chez une personne donnée, et certaines d’entre elles prédominent. Résultat : le profil microbien est une sorte de signature, d’empreinte personnelle ».

Le magazine rappelle qu’« en mai dernier, une technique similaire avait permis d’établir l’unicité du microbiote intestinal (ou flore intestinale) de chacun. […] L’ensemble des gènes du microbiote (appelé microbiome) permet d’identifier une personne de la même manière que ses propres gènes (contenus dans les cellules humaines) ! ».

Science et Vie note que cette « nouvelle recherche dévoile qu’il en va de même pour notre “microbiote aérien”. [Selon un artile paru dans PeerJ], James Meadow et ses collaborateurs ont placé 11 volontaires dans une pièce stérilisée où circulait un air filtré, puis analysé 312 échantillons d’air et de poussière. Au total, 14 millions de fragments d’ADN ont été séquencés ».

« Résultat : la plupart des volontaires (8 sur 11) pouvaient être identifiés en l’espace d’une heure et demie à 4 heures, sur la base de son nuage microbien », constate le magazine.

Science et Vie retient que « le plus intéressant dans cette nouvelle recherche est sans doute qu’elle éclaire un peu plus la manière dont les bactéries sont transmises des corps aux objets ou aux autres personnes. Car si la grande majorité d’entre elles sont inoffensives, voire bénéfiques, certaines sont pathogènes et véhiculent des maladies infectieuses ».

Date de publication : 30-09-2015

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Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 85