Traitement du lupus par les antimalariques, bénéfique contre le syndrome métabolique ?

Commentaire. La médecine met en évidence, mais ne fait pas de lien de cause réelle.

Essayons de comprendre. Là encore, la fonction et la valeur significative des maladies nous permet avoir les clés.

Qu’y a t-il de commun entre le Lupus, la Malaria, c’est-à-dire le Paludisme et le syndrome métabolique ?

Il faut avant tout se rappeler que le sang, porteur des aspects humoraux et cellulaires de l’immunité, c’est-à-dire de l’identité, est un résumé du psychisme. L’ensemble des protéines du sang viennent encore rajouter des éléments de nuances.

Le paludisme vient parler de l’appartenance au groupe et de respect de ses règles, us et coutumes.

Le moustique pique et prélève du sang chez les membres d’un groupe vivant proches les uns des autres, puis pique d’autre membres et ré-injecte du sang ou des éléments issus avec le parasite du paludisme. Si toutes les personnes ont des sangs, donc des pensées «compatibles» dans le sens de l’acceptation des règles de fonctionnement du groupe, le paludisme ne se développe pas.

Cela correspond aussi à l’immunité relative qu’ont les personnes qui vivent de façon durable dans les zones infectées, où elles sont souvent nées. Elles la perdent en vivant longtemps en zone non infectée. Elles peuvent refaire du paludisme en revenant dans les zones infestées.

Le paludisme peut aussi se déclarer quand un individu se démarque trop du groupe. Le paludisme est alors une maladie initiatique vers un soi plus individualisé et moins collectif dans le sens de l’esprit du clan et de sa solidarité.

Le Lupus vient parler de notion assez semblable.

Confusion sur l’identité. Symboliquement cachée derrière un masque.

Mensonge fondamental transgénérationnel touchant l’identité.

Il peut y avoir confusion entre le réel et l’imaginaire. Capacité importante à mentir.

On pourrait dire que, d’une certaine manière, le Lupus est une forme psychotique organisée somatiquement. L’illusion sur l’identité est majeure d’où la somatisation multi organes.

Lien avec les générations précédentes. Je paye les conséquences des générations précédentes ou je fais payer à mes enfants.

Le syndrome métabolique vient parler d’un trouble métabolique où l’insuline, symbole du père et de la différentiation masculine, ne peut agir normalement, déclenchant toute une série de conséquences métaboliques. Je dirais que la fonction père et parole ne peut s’exprimer librement et efficacement.

Cette notion est logiquement fréquemment associée au Lupus.

Il est alors logique que les anti malariques agissent à ces trois niveaux sur les maladies au mouvements semblables.

Logique,  il est question d’appartenance à la famille pour le Lupus et le Paludisme.

Voir aussi l’action du Viagra sur le paludisme.

 

L’ARTICLE :

Le syndrome métabolique est fréquent chez les jeunes femmes atteintes de lupus érythémateux systémique mais on dispose de peu de données sur les principaux facteurs impliqués dans cette relation. Une étude transversale menée par une équipe brésilienne a tenté de déterminer la fréquence du syndrome métabolique au cours du lupus de la femme jeune et le rôle de facteurs liés à la maladie ou au traitement

Cent trois femmes âgées de moins de 40 ans, non ménopausées et régulièrement suivies dans le département de rhumatologie de l’Hôpital universitaire de Sao Paulo, Brésil, entre 2009 et 2011 ont été incluses dans ce travail. Trente-cinq femmes de moins de 40 ans, non ménopausées, sans maladies auto immunes ont été sélectionnées comme contrôle durant la même période.

Il n’y avait aucune différence entre les groupes concernant l’âge, l’ethnie, le poids moyen, l’indice de masse corporelle, la fréquence du surpoids, le tabagisme, le mode de vie, le score moyen de Framingham. Cependant, on notait une plus forte prévalence de syndrome métabolique dans le groupe lupus que dans le groupe témoins (22,3 % vs 5,7 %, p = 0,03).

Les malades avec syndrome métabolique avaient des score d’activité de la maladie lupique plus élevés (5,9 ± 7,6 vs 1,9 ± 2,7, p = 0,006), recevaient une plus forte dose de corticoïdes (moyenne 22,5 ± 19,4 vs 12,5 ± 14,5, p = 0,018) avec une plus forte dose cumulée de prednisone que celles sans syndrome métabolique (41,486 ± 27,81 versus 24,76 ± 18,66, p = 0,023).

En analyse multivariée, la prise de chloroquine était négativement associée et la dose cumulée de prednisone positivement associée au syndrome métabolique chez les patientes atteintes de lupus.

En cas de traitement par chloroquine la prévalence du syndrome métabolique était réduite de 71 %.

A contrario, elle augmentait de 2 % pour chaque augmentation de 1mg de dose cumulée de prednisone.

Le recours à la chloroquine était associé à une moindre prévalence du syndrome métabolique même chez les patientes traitées par prednisone. Ainsi, pour une dose cumulée de prednisone de 20 mg, la prévalence du syndrome métabolique était de 34 % en l’absence de prise de chloroquine versus 10 % pour les femmes qui en prenaient.

Cette étude suggère donc que le traitement par chloroquine pourrait avoir un effet protecteur vis-à-vis de la survenue d’un syndrome métabolique chez de jeunes patientes souffrant d’un lupus traité par corticoïdes et qu’il contrarierait les effets délétères de ces derniers en la matière et ceci de manière dose dépendante. Les ajustements effectués excluent le biais de sélection de malades recevant la chloroquine parce que moins sévèrement atteintes. L’action bénéfique de la chloroquine pourrait être mise sur le compte de ses effets métaboliques : baisse de la glycémie, augmentation de la sensibilité à l’insuline, baisse de la synthèse de cholestérol.

Dr Juliette Lasoudris Laloux

Référence

Muniz LF et coll. : Impact of Therapy on Metabolic Syndrome in Young Adult Premenopausal Female Lupus Patients: Beneficial Effect of Antimalarials. Arthritis Care Res, 2015; 67: 1255–1262 doi: 10.1002/acr.22593.

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Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 87