Scandale du Mediator, comme si rien n’avait changé pour Servier

Commentaire :

Médiator Le procès.

Les négligences de l’ANSM. Pourquoi ne pas oser parler de corruption, active ou passive, de passivité coupable, puisque ça y ressemble au moins dans les conséquences. Et comment faire encore confiance aujourd’hui à cette institution.

Le très bon film « La fille de Brest » sur le travail extraordinaire de la pneumologue Irene Franchon est pourtant assez explicite.

Aujourd’hui Servier continue à se comporter comme si de rien était.

Et finalement on se dit que cela pourrait se reproduire.

La santé en France a besoin d’autorités dans lesquelles on peut avoir confiance.


L’article :

« Scandale du Mediator, comme si rien n’avait changé pour Servier »

C’est ce que titre La Croix, qui observe que « malgré le scandale du Mediator, le laboratoire finance toujours de nombreuses organisations médicales et vend ses médicaments à l’étranger ».

Pierre Bienvault relève que « certes, le procès est rude pour l’entreprise. Plusieurs témoins ont clairement expliqué comment elle avait dissimulé le caractère anorexigène et donc dangereux de son médicament. Mais pour l’instant, il ne semble pas que le scandale du Mediator ait eu un réel impact sur son activité ».

Le journaliste explique qu’« en septembre 2018, le chiffre d’affaires du groupe s’est élevé à 4,2 milliards d’euros. Car la «chance» de Servier est que, dans 9 cas sur 10, ses médicaments sont vendus à l’étranger. Dans des pays où personne n’a entendu parler de son maudit coupe-faim. «La Chine, le Brésil, la Turquie et l’Ukraine ont connu (en 2018) une croissance supérieure ou égale à 10% en devise locale», se félicite ainsi l’entreprise sur son site ».

Date de publication : 5 novembre 2019

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