Réponse à Aurélien Barrau

Si comme nous vous aviez été choqué par les propos de Aurélien Bareau.
Nous vous communiquons un texte de réponse par Henri Salamander
Chacun se fera son avis.


Aurélien Barrau vient de publier sur sa page Facebook un court texte à propos de ceux qui remettent en cause l’obligation du port du masque.

On peut le trouver ici.

Ce texte se propose de démontrer que ces personnes ne font pas acte de résistance en refusant cette obligation, comme elles le prétendraient ; a contrario, selon lui, elles révèlent par leur comportement qu’elles se soucient peu du bien commun et agissent par égoïsme. Citation : “(…) cette obstination à mettre en danger la vie d’autrui relève en réalité plutôt de la bouderie presque obscène d’un enfant gâté paranoïaque qui ne veut rien, jamais, sacrifier de son confort.”

Aurélien Barrau commence son texte par ce jugement dépréciatif sur les personnes qui refusent ou critiquent cette obligation du port du masque. Or, jeter d’emblée l’opprobre sur son contradicteur constitue un mécanisme rhétorique déloyal et infantile. Qu’il soit conscient ou non de la part de son auteur importe peu. Ce jugement de valeur va imprégner la lecture du reste de son texte : tous les points abordés seront considérés par le lecteur comme les preuves de ce jugement inscrit en introduction.

Or, puisque Aurélien Barrau parle beaucoup de science dans son texte, rappelons-lui que toute science qui se respecte d’abord analyse, puis conclut. Mais Aurélien Barrau fait l’inverse. Il juge d’abord. Puis il nous dit pourquoi son jugement est le bon.

Voici la déconstruction de sa déconstruction.

1/ “Masquer la population ne fait pas les affaires de l’Etat”.

Hélas non, masquer la population fait bien les affaires de l’État. Disons, pour être plus précis, du pouvoir, car le pouvoir en France aujourd’hui n’est pas circonscrit à l’Etat.

En effet, l’obligation du port du masque accompagne un discours alarmiste évoquant une reprise de l’épidémie, ou une possible seconde vague (maintenant ou à l’automne), alors que tous les indicateurs officiels sont au vert, à savoir le nombre de morts et les entrées en réanimation. Le nombre de cas n’est pas un indicateur de première importance en ce moment, il signale uniquement qu’on teste davantage. Et donc, mathématiquement, le nombre de « cas » augmente. On oublie de dire quel est le pourcentage de positifs par rapport au nombre de testés. A l’IHU de Marseille, par exemple, il est de 1,7 pour cent. C’est à peu près la même chose sur tout le territoire. Mon Dieu, mais quelle reprise de l’épidémie !

Henri Salamander

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