Puberté précoce : nos enfants sont touchés par les perturbateurs endocriniens et les pesticides.

Commentaire. Puberté précoce cette fois ce sont nos enfants qui sont touchés par les perturbateurs endocriniens et les pesticides.

Et pas seulement les abeilles ou d’autres espèces. 

1173 nouveaux cas, ce n’est pas rien, c’est une véritable épidémie, le début d’une vraie catastrophe avec des conséquences pour une vie entière. Cette étude est rare dans le monde et montre la réalité des conséquences sur la vie humaine des activités chimiques humaines. L’ampleur du problème est probablement beaucoup plus important.

Nous avons évoque l’autisme comme maladie toxique

 

L’ARTICLE :

Les perturbateurs endocriniens soupçonnés dans la puberté précoce

Une récente publication des incidences et analyses épidémiologiques parue dans Santé publique France (institut de veille sanitaire) attire l’attention sur la puberté précoce centrale idiopathique (PPCI) et les perturbateurs endocriniens «L’hétérogénéité spatiale marquée structurée suggère qu’il existe des facteurs de risque présents sur des surfaces importantes et contigües, ce qui est notamment compatible avec des expositions environnementales ».

La puberté précoce est une maladie qui touche les filles de moins de 8 ans et les garçons de moins de 9 ans. Elle se caractérise entre autres par l’apparition de poils pubiens ou l’augmentation du volume des testicules. Santé Publique précise que « certains facteurs de risque (obésité, adoption internationale, absence du père biologique dans le foyer) sont connus ou suspectés »

Chaque année, environ, 1000 filles sont touchées et une centaine de garçons.

Le Figaro relaye que les chercheurs ont remarqué la concordance de l’augmentation des PPCI chez les filles et les garçons selon les régions, les plus touchées étant celles de Toulouse et Lyon. Parmi les moins touchées, situées dans la moitié nord, figurent Lille et le Pas-de-Calais . Joël Le Moal, épidémiologiste chez Santé Publique France reconnaît «Nous savons que l’excès de poids et l’origine ethnique peuvent jouer un rôle, ou que le nombre de pubertés précoces augmente lorsqu’on descend vers le sud, peut-être en lien avec l’exposition aux UV. Le niveau d’exposition aux perturbateurs endocriniens doit probablement aussi entrer en compte, mais nous ne savons pas dans quelle mesure.»

Le chercheur pense toutefois aux pesticides et émissions industrielles dans les zones les plus touchées, et met également en cause certains cosmétiques et shampooing. Des études vont être lancées pour vérifier ces hypothèses qualifiées de « plausible par l’OMS et le programme des Nations unies pour la santé » et d’ajouter « Nous allons commencer par la viticulture et l’arboriculture, dont nous pensons qu’elles ont l’impact le plus direct sur les populations environnantes»

par Léa Jacob

 

http://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sante/Perturbateurs-endocriniens-nouvelles-donnees-puberte-precoce-2017-05-30-1200851329

http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/30/2584434-premieres-donnees-nationales-sur-la-puberte-precoce.html

http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Environnement-et-sante/Reproduction-humaine-et-environnement/Indicateurs-sanitaires-Incidence-et-analyses-epidemiologiques/Puberte-precoce-centrale-idiopathique

 

http://sante.lefigaro.fr/article/perturbateurs-endocriniens-d-etonnants-pics-de-puberte-precoce-a-lyon-et-toulouse

 

 

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 167