« Prématurés : la méthode kangourou confirme ses bienfaits »

Commentaire. Dans la rubrique : « la médecine réinvente l’eau chaude », les Bébés Kangourous.

La médecine découvre les effets exceptionnels de cette technique ancestrale, porter les enfants langés contre le corps de la mère. Cette technique a été appliquée aux enfants prématurés. Les effets sont spectaculaires.

Diminution de  la mortalité et des infections. Gain de taille et de poids, 

Moins de conduite impulsive et agressive.

Bon alors tout le monde s’y met.

 

 

L’ARTICLE :

C’est ce qu’indique Le Figaro, qui relève que « les données scientifiques indiquent que le «peau à peau» diminue la mortalité infantile et favorise l’allaitement à la naissance ».

Le journal rappelle qu’« apparue en 1978 dans une maternité de Bogotá (Colombie) à l’initiative de deux pédiatres devant faire face au manque de couveuses, la méthode kangourou a depuis été reprise et adaptée dans le monde entier. Cette technique, inspirée du comportement des marsupiaux australiens, est désormais proposée comme une alternative aux soins conventionnels pour les bébés de petit poids (moins de 2,5kg), y compris dans les maternités bien équipées. […] Celle-ci consiste à porter en quasi-permanence son enfant sur le ventre, en contact peau contre peau, jusqu’à celui-ci ait suffisamment grossi ».

Le quotidien indique que « pour s’assurer des bénéfices de cette méthode par rapport aux soins traditionnels, le réseau indépendant de scientifiques Cochrane a passé en revue 21 études qui incluaient un total de 3042 enfants. Leurs résultats, publiés en août 2016, sont sans appel : diminution de la mortalité dans les premiers mois, des infections nosocomiales, des maladies des voies respiratoires ou encore de l’hypothermie ».

Le Figaro ajoute que « les enfants ayant bénéficié de la méthode kangourou présentaient, sur la période de suivi, des gains de taille, de poids et de tour de tête plus importants que ceux des autres prématurés, de même qu’une meilleure adhésion à l’allaitement ».

Les auteurs remarquent que « nos résultats ne concernent que les enfants avec un faible poids de naissance dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires. Cependant, des effets positifs de la méthode kangourou sur l’allaitement ont également été observés 1 ou 2 mois après la naissance de prématurés dans des pays avec plus de moyens ».

Le journal note en outre que « plus récemment, une étude publiée dans Pediatrics suggère que la méthode Kangourou pourrait avoir un retentissement positif jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte. A partir de 1993, des scientifiques ont réparti au hasard 700 prématurés colombiens dans deux groupes (un groupe Kangourou et un groupe «contrôle», de soins classiques). Ils les ont ensuite suivis pendant 20 ans ».

Les auteurs écrivent que « les ex-bébés Kangourou, en particulier ceux des familles les plus pauvres, avaient une conduite moins agressive. Ils étaient moins impulsifs et hyperactifs ». La Croix note que « les scientifiques ont également noté que les jeunes du groupe Kangourou présentaient un volume total de matière grise plus important que ceux du groupe contrôle ». Ils précisent toutefois : « Nous n’avons pas pu prendre en compte les facteurs environnementaux qui auraient pu agir sur le développement cérébral ».

Date de publication : 22 Décembre 2016

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Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 145