Pleine lune : sommeil ou pas sommeil ?

Commentaire.

Les homéopathes connaissent depuis longtemps le rôle de la lune sur les humeurs, le sommeil et de nombreux symptômes. Il y 25 ans Claude Lelouch tournait «Il y a des jours et des lunes» pour parler des personnes et des situations influencées par la lune.
La lune dont le cycle fait 28 jours, règle les marées et elle est capable de mobiliser des milliards de mètres cube d’eau sur cette planète, elle règle les cycles humains féminins, elle peut aussi agir sur notre physiologie.

Symboliquement la sensibilité à la lune vient parler d’un féminin sensible, voir vulnérable, d’influences familiales féminines qui restent profondément gravées dans la physiologie et le psychisme des humains, femmes, mais aussi hommes. C’est le féminin en nous qui est mobilisé par la lune, comment va t il ? Est il stable ou sensible et vulnérable. De grandes variabilités perlent de difficultés franches, mais pas forcément reconnues. Alors à la prochaine pleine lune essayez de sentir vos réactions et pensez à votre féminin intérieur.

L’ARTICLE :

Une petite étude suédoise parue dans Current Biology confirme les problèmes de sommeil pendant la pleine lune. Les nuits sont raccourcies de 25 minutes en moyenne mais l’effet est très variable d’un individu à l’autre. 

La pleine lune est bien associée une durée de sommeil plus courte à en croire une nouvelle étude suédoise ! Compte tenu de croyances populaires tenaces et d’études scientifiques contradictoires à ce sujet, les auteurs ont voulu en avoir le cœur net.

Pour tester l’effet des phases lunaires sur le sommeil, ils ont étudié le cycle de sommeil de 47 jeunes âgés de 18 à 30 ans (23 ans en moyenne). Ils ont non seulement retrouvé une baisse de la durée de sommeil de 25 minutes en cas de pleine lune mais également une sensibilité corticale accrue aux stimuli extérieurs pendant le sommeil ainsi qu’une forte activité oculaire (mouvements rapides oculaires).

Ces comportements étaient néanmoins variables entre les individus, les hommes paraissant plus sensibles à la nouvelle lune.

Le débat sur la qualité du sommeil pendant la pleine lune a la dent dure. Les progrès réalisés en chronobiologie permettent de mieux comprendre l’influence de facteurs extérieurs sur le rythme circadien et la régulation des fonctions biologiques, en particulier le sommeil. La lumière et la température extérieures sont par exemple des facteurs synchronisants puissants mais l’influence des phases lunaires associées à une plus ou moins grande luminosité nocturne reste discutée.

Une étude suisse rapportait récemment que la durée de sommeil était raccourcie de 20 minutes lors des nuits de pleine lune. Voilà que cette nouvelle étude lui donne raison.

Marie Lestelle (Paris)

Référence :

Michael Smith et al.

Human sleep and cortical reactivity are influenced by lunar phase

Current Biology, 2014; 24 (12): R551

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