Paracétamol et Aspirine – Article d’Olivier SOULIER

L’ARTICLE :

Le paracétamol (Doliprane, Dafalgan) a détrôné l’aspirine depuis quelques années et pourtant les articles sur le risque qu’il présente se multiplient avec des problèmes et pas des moindre.

Allons nous progressivement vers la réduction de son champ d’action ou sa suppression.

Essayons de comprendre.

Regardons d’abord les faits.

Un long article de compréhension de fond à lire.

Avec une question posée aussi par ces études, « association n’est pas relation causale ».

Ce qui signifie qu’un certain temps on peut se poser la question du lien de cause à effet, mais que au-delà d’un certain nombre d’événements cela devient inévitable quant au lien.

Reste que le mécanisme n’est pas compris. Mais ne pas avoir encore compris ne signifie pas que le mécanisme n’existe pas. Cela signifie juste ne pas encore savoir.

 

Donc les faits.

Plus vous prenez de paracétamol, plus vous mourez vite, toutes causes confondues.

Plus vous prenez de paracétamol, plus vous avez de problèmes cardiovasculaires.

Plus vous prenez de paracétamol, plus vous avez de problèmes gastro intestinaux.

Plus vous prenez de paracétamol, plus vous avez d’insuffisance rénale.

C’est déjà pas mal. On a interdit des médicaments pour beaucoup moins.

Lien article : Le risque du paracétamol ce qu’il faut en penser. 

https://www.lessymboles.com/?p=12383

Mais la dernière étude nous dit, plus.

La prise du paracétamol chez la femme enceinte favoriserait chez l’enfant à naitre

30% en plus de risque d’hyper activité et de troubles de l’attention.

Plus des troubles autistiques chez les garçons.

La neurotoxicité du paracétamol est maintenant assez évidente et reconnue.

Nous savons aussi que les garçons sont plus exposés que les filles à l’autisme et que le taux de testostérone joue un rôle important. Le taux d’œstrogène joue aussi, mais de façon moins importante.

L’autisme, nous en avons parlé en janvier 2016 au congrès « Sortir de l’Autisme », est une maladie essentiellement toxique.

Même si génétiquement certaines personnes sont plus sensibles aux toxiques, la génétique explique peu de choses. Un toxique est un toxique, et son  accumulation finit par toucher de plus en plus de parts de la population.

La paracétamol apparait ici comme un toxique de plus d’un côté. D’un autre, il est tellement utilisé, en particulier pendant la grossesse, que sa toxicité peut agir.

La première conclusion serait peut être déjà de demander aux femmes enceintes de ne plus prendre de Paracétamol. C’est en tout cas ce que je vais faire.

La clé est peut être dans troisième article dont nous avons parlé récemment : « Le paracétamol modifie nos émotions et en particulier modifie notre capacité d’empathie », paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 120

Lien. https://www.lessymboles.com/la-prise-de-paracetamol-modifie-t-elle-les-emotions/

 

La première idée est que de passer une grossesse dans un ventre de femme dont la capacité d’empathie est diminuée par un médicament n’est pas sain pour l’enfant avec les risque possible derrière.

Cette action du paracétamol est déjà en soit énorme et peut expliquer beaucoup de choses. Mais le paracétamol n’a t-il pas d’autres mécanismes d’action, nous ne le savons pas encore. Mais il peut agir sur des fonctions de base comme le coeur, le rein, et la digestion. Il agirait aussi sur l’immunité.

Lien article : Le paracétamol au cours de la grossesse aurait un impact sur le développement neurologique ?  https://www.lessymboles.com/?p=12385

 

De façon générale, son but est d’agir sur la fièvre et les douleurs.

La médecine a tendance à considérer ces deux signes comme des empêcheurs de vivre qu’il faut supprimer, alors que leur fonction est essentielle.

La douleur vient nous prévenir d’un danger ou d’une difficulté, se soulager certes, mais l’ignorer, ou la supprimer sans la comprendre peut être un véritable problème. C’est pourtant ce qui est fait. Les alertes qui garantissent notre sécurité sont débranchées ou anesthésiées.

La fièvre est un mode de défense de base, le mode de défense de base. Il nous permet de réagir contre une infinité de situations. Nous en priver pose aussi de sérieux problèmes. Nous somme comme désarmés.

La fièvre sert concrètement à lutter contre des infections, mais surtout elle nous permet d’apprendre à nous défendre et de faire à chaque fois un grand nettoyage, en éliminant les vieux modes de défenses (complexes antigènes – anticorps)  image de nos anciens modes de réaction.

Douleur et fièvre sont donc deux modes de réactions dont nous avons un grand besoin.

Est-il judicieux de les couper systématiquement.

Le débat est ouvert et il est important.

La médecine prend ces éléments comme à supprimer alors que les médecines comme l’homéopathie, l’acupuncture, ou la plupart des médecines traditionnelles voient la fièvre et la douleur dans leur fonction et leur économie générale.

Et l’Aspirine alors ? On lui a reproché beaucoup de choses au point de recommander le paracétamol à sa place. Certes, certaines personnes ne la supportent pas au niveau digestif, et chez les petits, la dose est importante à contrôler pour éviter la toxicité.

Mais sur le fond l’aspirine est positive à de nombreux niveaux. Elle prévient les accidents vasculaires, elle limite le risque de cancer (intestin, sein,) et on en découvre régulièrement.

Lien article “Les vertus insoupçonnées de l’aspirine”: https://www.lessymboles.com/?p=12387

 

Alors, aspirine ou paracétamol ?

Au niveau action les deux semblent agir par le biais de la sérotonine, hormone de la sérénité et de du bonheur.

Le paracétamol vous rendrait plus insensible aux émotions des autres alors que l’aspirine éviterait les difficultés émotionnelles de s’accumuler (en libérant la sérotonine en périphérie du cerveau).

Deux solutions différentes à une même difficulté.

Je trouve pour ma part l’action de l’aspirine plus en faveur de la croissance humaine.

Mais nous n’en sommes qu’au début de cette compréhension.

Dans tous les cas, prenons conscience de l’importance de la fièvre et de la douleur et essayons de les accompagner et de les comprendre plutôt que de toujours les supprimer.

 

Autres références.

https://sites.google.com/site/cauwelphilippe1/home/psychisme-neurotransmetteurs-et-depression—role-de-l-alimentation-et-de-l-hygiene-de-vie

 

http://paraspirine.blogspot.ch/p/mecanisme-daction-du-paracetamol.html

 

 

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 128