NASH : ma foi, mon foie …

Commentaire. Il y a d’abord un problème de fond de la médecine vis à vis des maladies. 

Un point fondamental de la physiologie humaine est que les maladies aiguës servent à nous rééquilibrer et à éviter les maladies chroniques. Or, depuis 70 ans la médecine lutte de toutes ses forces contre les maladies aiguës. Certes, à une époque, les maladies aiguës étaient une des grandes causes de mortalité et à ce titre c’est un grand progrès. Mais les maladies aiguës par le tri de résistance physique qu’elles réalisaient, évitaient beaucoup de maladies chroniques, certes aussi parfois avec un lot de décès.

Seule l’homéopathie savait aborder les aiguës sans les bloquer et en les guérissant.

Je dirais que l’allopathie servait de pompier en cas de grande difficulté. 

Aujourd’hui toutes ces possibilités sont bloquées, et l’on voit fleurir les maladies chroniques.

Notons aussi que la flambée de pathologies thyroïdiennes tire ses origines dans les mêmes mécanismes.

Il y a un autre aspect à cette problématique. La rentabilité des médicaments. 

Nous savons que l’industrie pharmaceutique ne sort plus de nouveaux antibiotiques et se consacre de plus en plus à des traitements dont l’idée est qu’ils coutent au moins 1000 euros par mois, voir parfois énormément plus. Insupportable pour les finances de la Sécurité Sociale, quand on réalise qu’une autre politique de prévention physiologique pourrait éviter tout cela.

En réalité, il y a aussi une attitude totalement machiavélique de l’industrie pharmaceutique.

Nous publions à ce titre deux articles. 

Un premier sur Sir Richard J. Roberts prix Nobel de médecine en 1993. Sa position est très claire. On pourrait, mais on fait pas.

«Les médicaments de guérison ne sont pas rentables et ne sont donc pas fabriqués», 

Il parle de beaucoup d’autres sujets avec une grande sagesse.

Et un second sur la politique financière des laboratoires. Il est plus rentable de s’intéresser aux médicaments qui ne guérissent pas. Goldman Sachs le dit avec son cynisme habituel sans la moindre honte et vient confirmer les propos de Roberts.

« l’analyste financier Goldman Sachs avait rappelé au secteur médical combien la mise sur le marché d’un médicament miracle efficace en quelques jours n’était pas nécessairement la meilleure des stratégies pour assurer la pérennité financière d’une entreprise ». 

Dans ce même article, que nous avions déjà publié en 2018, il explique comment créer aussi de toute pièce une maladie chronique. 

 

L’ARTICLE :

NASH : question de foi ou de foie ?.

JIM

Paris, le samedi 16 juin 2018 – L’industrie pharmaceutique faisant partie des secteurs dont on attend le plus de probité et qui suscite, de ce fait, le plus de défiance, est souvent soupçonnée “d’inventer” des maladies pour pouvoir proposer les traitements correspondants. Ce qui relève parfois sous certaines plumes du fantasme complotiste est néanmoins étayé par quelques exemples, ainsi que par une stratégie parfois assez clairement affichée par ceux qui conseillent les laboratoires pharmaceutiques. Nous avions ainsi évoqué dans ces colonnes récemment comment l’analyste financier Goldman Sachs avait rappelé au secteur médical combien la mise sur le marché d’un médicament miracle efficace en quelques jours n’était pas nécessairement la meilleure des stratégies pour assurer la pérennité financière d’une entreprise. Aussi, le banquier recommandait-t-il plutôt de s’intéresser aux traitements au long cours des maladies chroniques…

Une maladie invisible qui touche un adulte sur trois dans le monde !

Une telle rhétorique ne peut que conforter certaines appréhensions vis-à-vis de l’apparition de “nouvelles maladies” ou plutôt de la transformation de pathologies bien connues en maladies du siècle. C’est ainsi que depuis quelques mois, les médias se montrent régulièrement alarmistes vis-à-vis de la stéatose hépatite non alcoolique. Ce phénomène bien connu des hépatologues est aujourd’hui fréquemment qualifié de « fléau » au cœur d’une « épidémie galopante ». Et pour se convaincre de l’ampleur de la menace, la stéatose hépatite non alcoolique est désormais plus fréquemment désignée à travers son acronyme anglais NASH (Non-Alcoholic SteatoHepatitis) ou grâce à des expressions peu ragoûtantes telles que « maladie du foie gras » ou « maladie du soda ». Enfin, des chiffres constituent la dernière pièce de cette fabrique de la peur : « Le consensus s’établit sur une proportion d’environ un adulte sur trois [touché] dans le monde (et un sur cinq en France) » avançait cette semaine Sciences et Avenir, qui n’omettait cependant pas de préciser que ces statistiques englobent « toutes les formes » de la maladie.

Lire la suite de l’article : https://www.jim.fr/e-docs/nash_question_de_foi_ou_de_foie__172264/document_jim_plus.phtml

 

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 269