Mon chien, mon remède

Le Parisien remarque en effet dans son cahier « santé » que « dans César ou Médor qui sommeille à vos pieds, il y a peut-être un soignant qui s’ignore. Depuis 33.000 ans, c’est une étonnante alchimie qui nous lie à nos amis les chiens ».

« On apprécie leur exceptionnelle aptitude au dressage, on admire leur fidélité à toute épreuve, mais on a peut-être longtemps sous-estimé plusieurs autres de leurs talents : leur incroyable capacité à saisir nos émotions, leur flair hors pair aussi apte à pister nos maux, grands et petits. Burn-out, maladie d’Alzheimer, autisme, polyhandicap… de plus en plus, les chiens sont de la partie… Et pas forcément où l’on croit », observe le journal.

Le Parisien note qu’« il flaire les cancers » : « En mars, les malinois Thor et Nykios ont eu tout bon. Embauchés par l’Institut Curie, ces apprentis laborantins ont fait la preuve qu’un chien pouvait détecter précocement des tumeurs cancéreuses. Après avoir flairé des compresses, ils ont réussi sans aucune erreur à faire le tri entre celles posées pendant une nuit sur la poitrine de malades et celles posées sur des volontaires sains ».

Le quotidien explique que « le cancer a une odeur : il génère des composés organiques volatils (COVs) qui passent dans le sang, puis sont éliminés dans les urines, la sueur ou l’air. Voilà qui ne trompe pas le chien et son odorat 10.000 fois plus puissant que le nôtre ».

Le journal relève ainsi : « Cancer du poumon, du côlon, de la vessie, des ovaires ou de la prostate, un peu partout, les recherches se poursuivent dans l’espoir de remplacer des tests invasifs par la détection olfactive ».

Le Parisien note en outre qu’« il prévient les crises d’épilepsie » : « Fin février, ce sont trois nouveaux champions (golden retriever et labrador), au profil très particulier, dont va faire pour la première fois cadeau l’association Handi’chiens à une jeune ado et deux adultes souffrant d’épilepsie. Elle les a formés spécialement pour prévenir leur crise. Aux Etats-Unis, les talents d’anges-gardiens de certaines races, comme les danois, pour faciliter le quotidien de ces malades est reconnue depuis longtemps. On pense même que leur présence suffit à espacer les crises ».

Brigitte Lamorte, ex-présidente de l’association, explique ainsi : « Ce sont des malades qui sont venus nous solliciter, ces chiens sont capables de sentir la crise arriver 15 minutes avant. Ils vont alors veiller à protéger la personne, lui éviter une chute qui serait dangereuse lors de la crise de convulsion, en la plaquant contre un mur ou en la dirigeant vers une chaise, un banc ».

Le quotidien indique enfin qu’« il canalise les hyperactifs » et cite François Beiger, fondateur de l’Institut français de zoothérapie : « Depuis 15 ans qu’il accompagne des enfants hyperactifs et/ou atteints de dys (lexie, orthographie, phasie, praxie), cet éthologue, zoothérapeute et spécialiste de la relation humain-animal, peut l’assurer ».

Il déclare ainsi que « le chien réduit l’hyperactivité. Parce qu’il ne juge pas, parce que son contact désangoisse, l’enfant va apprendre à mieux maîtriser ses émotions, à se concentrer, à mieux gérer ses relations avec les copains de l’école ».

François Beiger précise toutefois qu’« il faut privilégier les chiens calmes, très à l’écoute, à poil long ou mi-long soyeux lorsqu’on les caresse comme le berger australien, le berger shetland et le caniche moyen ».

Date de publication : 19 Février 2018

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