Moins de restauration rapide : moins d’obésité ?

 Commentaire de Olivier Soulier.

Les Fast Food rendent obèse et favorisent les maladies. (RR ou Restauration rapide ou Fast Food)

Essayez le “MAC DO TEST”.

On le savait mais voilà encore une étude qui le confirme. Pire elle dit que quand on ouvre des Restaurations rapides cela expose la population à ce risque. D’ou la conclusion sous-jacente «éviter l’ouverture de RR serait une mesure de santé publique».

Intéressant aussi de voir que l’on parle de «l’exposition à la restauration rapide RR».

Humoristiquement cette expression parle d’un risque pathogène c.a.d de maladie. Cela veut dire que cela présuppose que la RR est un danger de maladie. On ne pourrait être plus clair.

Enfin faisons encore un peu d’humour. Je propose un nouveau test de santé :

“LE MAC DO TEST”.

Combien de Mac Donald avez vous besoin de manger avant de tomber malade ? Si vous tombez malade dès le premier, méfiez vous, votre santé est limite. Si vous pouvez en manger pas mal avant d’être intoxiqué, vous avez encore une bonne résistance. Mais rassurez vous dans tous les cas vous finiriez malade. Question de dose. Souvenez vous du film «Supersize me».

Alors bon appétit !

De façon un peu plus sérieuse, la réalité est aussi que plus vous mangez sainement plus vous serez vite sensible au alimentations toxiques. Une autre vision du Mac Do Test.

L’ARTICLE : MOINS DE RESTAURATION RAPIDE : MOINS D’OBESITE ? 

L’environnement dans lequel nous vivons est déterminant dans la prise de poids. Dans cet environnement on a souvent pointé du doigt le rôle négatif de la restauration rapide (RR) qui offre une alimentation facile d’accès et particulièrement riche en calories. Y a-t-il un rapport entre l’offre de ce genre de restauration et l’obésité ? Une étude conduite en Angleterre se propose de répondre à cette question. Elle examine l’association entre le poids corporel et l’exposition à la RR et ceci en évaluant le nombre de restaurants RR autour du domicile, du lieu du travail, et le long du chemin qui y conduit chez 5 442 adultes âgés de 29 à 62 ans vivant dans le Cambridgeshire en Angleterre.

Ces personnes sont issues de l’« étude Fenland » où l’adresse du domicile, du lieu de travail ainsi que le chemin préféré emprunté entre ces deux endroits sont répertoriés. Le nombre des restaurants RR dans ces endroits a été évalué à partir des données fournies par les autorités locales.

Les participants ont été divisés en 4 quartiles (Q) selon leur degré d’exposition à RR, Q1 étant le moins exposé et Q4 étant le plus exposé. Les critères d’évaluation portent sur : (1) la quantité d’aliments consommée en RR (en g/j : pizza, burgers et fritures) utilisant des questionnaires adaptés, (2) l’IMC et la présence d’obésité (critères OMS)

Cette étude montre qu’il y avait en moyenne 32 restaurants RR dans l’environnement global des personnes étudiées dont la moitié (48 %) était située autour du lieu de travail

Par rapport à Q1 (groupe le moins exposé à RR) on constate que Q4 (groupe le plus exposé) :

1. a consommé 5,7g de plus d’aliments en RR par jour (intervalle de confiance à 95 % [IC] : 2,6 à  8,8 ; P < 0,001) ;
2. avait un IMC de 1,21 fois plus important (IC : 0,68 à 1,74 ; P < 0,001) et 80 % de risque supplémentaire d’être obèse (OR : 1,80, IC : 1,28 à 2,53 ; P < 0,05).

Pourquoi les sujets de Q4, qui sont manifestement plus souvent obèses que Q1, ne consomment en fin de compte que 5,7 g de plus d’aliments en RR par jour ? Les auteurs estiment, en se basant sur les conclusions  d’autres études,  qu’un faible surplus calorique journalier  peut avoir un impact très significatif à long terme sur le poids  des jeunes adultes. Cependant ils reconnaissent que le risque d’avoir  sous-estimé la consommation alimentaire dans leur étude est important (simple questionnaire), d’autant plus  que les boissons gazeuses, source non négligeable de calories en RR, n’ont pas été prises en compte.

En conclusion cette étude, bien que géographiquement limitée, montre qu’une plus grande exposition à la restauration  rapide  s’accompagne d’un IMC plus importante et un doublement du risque d’être obèse bien que l’augmentation de la consommation des aliments reste paradoxalement marginale.

Dr Rodi Courie

Références

Burgoine T et coll. : Associations between exposure to takeaway food outlets, takeaway food consumption, and body weight in Cambridgeshire, UK: population based, cross sectional study.BMJ 2014; 348: g1464. doi: 10.1136/bmj.g1464.

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