Malgré la polémique, les vaccins anti-HPV restent recommandés…

Le Figaro , Libération , La Croix , Le Monde

Date de publication : 26-11-2013

NOTE DE OLIVIER SOULIER :

Nous pouvons remarquer plusieurs choses importantes :

L’action du vaccin est affirmée de façon théorique alors qu’il faudrait comme cela est bien expliqué 15 ans de recul pour vérifier une véritable action statistique.

Le lien de cause à effet vaccin – pathologie est ici évident et confirmé par le centre hospitalier qui a pris en charge. Mais le laboratoire comme les autorités n’appliquent pas le principe de précaution.

Enfin cette jeune fille qui n’avait rien demandé se voit repartir avec une ordonnance.

OU est le consentement éclairé ?

Nous savons par ailleurs que les vaccins anti HPV ne protègent que d’une part non majoritaire des souches d’HPV.

ARTICLE :

Le Figaro remarque que « le Gardasil est au cœur d’une polémique depuis la plainte déposée vendredi par une jeune Landaise contre le laboratoire-fabricant Sanofi-Pasteur et l’Agence nationale de sécurité du médicament. Pourtant, les autorités sanitaires continuent à recommander la vaccination » contre le papillomavirus.
Le président du Comité technique des vaccinations, Daniel Floret, a ainsi déclaré hier que « le fait qu’il y ait une plainte ne prouve pas qu’il y ait un problème ».
Le quotidien fait le point sur le sujet, rappelant que « deux vaccins existent, Gardasil (Sanofi Pasteur MSD) et Cervarix (GlaxoSmithKline). Selon le calendrier vaccinal d’avril 2013, ils sont destinés aux jeunes filles de 11 à 14 ans et en «rattrapage » entre 15 et 19 ans à celles qui n’ont pas d’activité sexuelle ».
Le Figaro relève en outre que « le manque de preuves quant à l’efficacité de ces vaccins contre le cancer du col de l’utérus est régulièrement pointé par leurs détracteurs. Logique, souligne le HCSP dans un avis du 21 octobre 2011 : cette efficacité «ne peut pas actuellement être démontrée puisqu’il existe un délai moyen d’au moins 15 ans entre l’infection HPV et la survenue d’un cancer». Or le Gardasil n’est disponible que depuis 7 ans et le Cervarix depuis 5 ans ».
« En revanche, le même avis évoque les résultats d’une étude australienne publiée en juin 2011, qui montrait «une diminution significative de l’incidence des lésions précancéreuses de haut grade» chez les jeunes filles de moins de 18 ans »,
poursuit le quotidien.
Le journal note que « 2,6 millions de femmes sont vaccinées en France contre le cancer du col de l’utérus. Le HCSP évoque un taux de notification d’effets indésirables de 2 à 5 cas pour 10.000 doses vaccinales de Gardasil et Cervarix, ce qui, selon l’organisme, permet de «confirmer leur profil de sécurité d’emploi rassurant» ».
Le Figaro précise que « la plupart des notifications concernent des effets secondaires bénins et transitoires. Les cas graves (c’est-à-dire ayant conduit à une hospitalisation) sont de 7 cas pour 100.000 doses. Quant au nombre de manifestations auto-immunes, il est inférieur à 6 cas pour 1 million, soit bien en deçà de «celui attendu dans la population générale», selon le HCSP ».
Le quotidien note par ailleurs que « les données scientifiques sont rassurantes » et qu’il n’y a « pas plus de cas de sclérose en plaques avec le Gardasil », puis se penche sur « le calvaire d’Oécane », la jeune fille qui a porté plainte. Le journal observe qu’en 2010, « quand son médecin lui «glisse» une ordonnance de Gardasil alors qu’elle vient chercher un certificat pour la danse, elle n’imagine pas que sa vie va basculer. […] Dans les jours qui suivent, elle ressent «des fourmillements aux bras et à la jambe». Après la deuxième injection, elle est «retrouvée dans les toilettes en train de vomir» puis elle tombe, inconsciente. Les médecins de l’hôpital de Dax établissent tout de suite le lien avec le vaccin et lui déconseillent de faire la troisième injection. Suivent alors près de 3 ans de «galères». […] La commission d’indemnisation des accidents médicaux d’Aquitaine a confirmé le lien entre le vaccin et l’état de santé d’Océane. Aujourd’hui, malgré les maux de ventre, les vertiges, l’intolérance au soleil et la fatigue permanente, elle se sent «un petit peu mieux» ».
Libération parle de son côté de « vaccin suspect sous haute surveillance ». Le journal s’interroge : « S’agit-il d’un nouveau scandale ou d’un fait isolé ? A la différence des affaires précédentes, c’est en tout un cas un vaccin […], extrêmement surveillé, qui se retrouve sur le devant de la scène ».
Le quotidien livre les propos du Pr Bernard Bégaud, qui souligne que « tout vaccin, aussi banal soit-il, comporte un risque. Dans le Gardasil, toute la difficulté réside dans le décalage qui existe entre un risque éventuel lors des injections pour la jeune ado, et le risque futur d’un cancer qui pourrait survenir 30 ou 40 ans plus tard. Ce n’est pas simple, ni à comprendre ni à accepter ».
« De plus, on vaccine des filles : or elles ont 2 fois plus de risques d’avoir des maladies auto-immunes que les garçons. Et on les vaccine à un âge où ces maladies se déclarent le plus souvent. Comment faire la part des choses ? Quand on vaccine 5 millions de jeunes filles, vous êtes assurés, quoiqu’il arrive, de dizaines de cas de SEP », poursuit le pharmacologue.
La Croix remarque que « le débat autour de la sécurité du Gardasil est relancé », mais précise que « pour les autorités sanitaires, le rapport bénéfice-risque de ce vaccin contre le cancer du col de l’utérus reste favorable », tandis que Le Monde relève : « Recommandé par de nombreuses agences de santé aux adolescentes contre le papillomavirus, le Gardasil aurait provoqué des pathologies graves chez plusieurs patientes. Plusieurs plaintes vont être constituées dans les jours à venir. Mais le vaccin reste défendu par des spécialistes ».

Date de publication : 26-11-2013

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