« Les virus que vous transportez trahissent les pays où vous avez habité ! »

Commentaire. Les virus montrent les pays que vous avez traversé.

Nous avions parlé de l’empreinte bactérienne. Ce qui fait que en analysant l’air d’une pièce nous savons qui est passé dans cette pièce

Nous avons aussi parlé du fait que quand vous passez plus de 4 heures dans une pièce avec d’autres personnes, ils vous laissent à vie une empreinte bactérienne.

 https://www.lessymboles.com/un-nuage-de-microbes-personnel-entoure-chacun-dentre-nous/

 Voici maintenant les virus qui témoignent de là où nous sommes passés.

Que dire au final, que les microbes sont les témoins de notre être et de nos expériences ?

Nous avons appris et évolué grâce à eux. Ils témoignent de nos expériences. Un côté “Dis moi quels microbes tu transportes, je te dirai ce que tu as vécu”.

 

L’ARTICLE :

Science et Vie note que « retracer les lieux où une personne s’est rendue au cours de sa vie pourrait bientôt être possible grâce à la génétique. Encore plus surprenant : il ne s’agit pas pour les enquêteurs de le lire dans le propre ADN de la personne, mais bien dans celui des virus qu’elle transporte ! ».

Le magazine explique ainsi qu’« une équipe de chercheurs américains et anglais vient de trouver, pour la première fois, deux souches différentes d’un même virus chez une même personne, de deux origines géographiques différentes : l’une présente en Amérique du Nord et en Europe, l’autre endémique de l’Asie ».

Le mensuel précise qu’« il s’agit du virus de l’herpès labial, HSV-1 (pour “Herpes simplex virus”), présent naturellement chez chacun d’entre nous car il est transmis par la mère au nourrisson. […] Aussi anodin qu’il puisse sembler, le virus de l’herpès retrouvé chez le volontaire étudié recelait un témoignage fiable de son passé ».

« Résidant aux Etats-Unis, cet homme âgé effectua son service militaire en participant à la Guerre de Corée dans les années 50 et en a conservé un souvenir… viral ! La souche de HPV-1 asiatique est venue s’ajouter à la souche américaine de son enfance », constate Science et Vie.

Le magazine indique que « la découverte, qui sera publiée [en mai dans] Virology, a été possible grâce au séquençage génétique “profond” des gènes du virus de l’herpès. Soit une technique qui permet de séquencer un grand nombre de fois les séquences génétiques, et ainsi déceler des gènes qui ne sont présents qu’en petite quantité. Et de révéler de la sorte la présence de très petites quantités de microbes ».

Science et Vie ajoute que « l’équipe dirigée par Moriah Szpara (université d’Etat de Pennsylvanie) estime qu’en affinant davantage les techniques d’analyse génétique, il sera possible de déceler des quantités de plus en plus infimes de gènes, et donc de virus que l’on transporte ».

Le mensuel observe ainsi qu’« une nouvelle discipline pourrait voir le jour : la virologie médico-légale. De la même manière que des traces d’ADN humain retrouvées sur une scène de crime permettent de remonter à l’identité des victimes et des coupables, des traces d’ADN viral chez une personne pourront un jour permettre d’en savoir plus sur sa vie passée ».

Le magazine relève en outre que « la découverte ouvre des opportunités sur le plan médical : étudier le génome viral embarqué chez les cellules d’une personne fournirait une clé de lecture en plus pour étudier l’évolution des maladies infectieuses provoquées par les virus ».

Date de publication : 6 Avril 2016

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Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 117