Les femmes aux formes généreuses feraient des enfants plus “intelligents”

Commentaire.

Magnifique organisation de la nature. La femme a en moyenne 5% de graisse de plus (20 – 30%) que les hommes (15 – 25%).  Et cette différence c’est exactement ce qu’il faut à une femme pour faire un bébé et le nourrir le temps nécessaire.

On comprends que l’abondance de graisse permet à l’enfant de se développer tranquillement et généreusement sans être en concurrence avec quoi que ce soit.

Plus encore, les humains ont appris depuis longtemps à repérer les critères qui permettent d’assurer une bonne reproduction et un avenir serein pour leurs gènes. Les femmes recherchent un homme musculairement fort capable de les défendre et d’assurer leur approvisionnement en nourriture et les hommes recherchent des femmes rondes comme critère permettant de faire de beaux enfants. C’est particulièrement la graisse des fesses qui assure le développement du cerveau des enfants futurs. Et comme par hasard c’est un attrait sexuel majeur, c’est bien fait la vie.

L’ARTICLE :

C’est la théorie insolite que défend un épidémiologiste américain depuis plusieurs années. Quel lien peut-il y avoir entre la corpulence d’une femme et le cerveau de son bébé ?

30 % du poids total des femmes est composé de graisses. © Frédéric Cirou / AltoPress /

Ça a l’air d’être une blague. Pourtant, selon les recherches menées par le professeur Will Lassek, épidémiologiste de l’université de Pittsburgh aux États-Unis, avoir de grosses fesses permettrait d’engendrer un enfant plus “intelligent”. “La graisse des fesses est un dépôt prévu pour le développement cérébral de l’enfant, a t-il récemment expliqué au Sunday Times. Il faut beaucoup de graisse pour constituer un système nerveux, et celles contenues dans les fesses et les hanches des femmes sont enrichies en DHA (ndlr : acide docosahexaénoïque, un oméga-3 constituant en particulier les cellules nerveuses). C’est comme si les femmes avaient évolué de façon à accumuler ces graisses et à les conserver jusqu’à l’arrivée d’un bébé”, a-t-il ajouté. Et le chercheur de mettre en relation l’augmentation de la taille de l’encéphale chez l’humain, passé de 400 ml à 1.200 ml en 5 millions d’années d’évolution, avec le stockage de graisse “de plus en plus important” chez la femme…

Comment Lassek mesure-t-il “l’intelligence” ?

Les propos du professeur Lassek font florès sur la toile depuis quelques heures. Il ajoute que cela expliquerait “pourquoi les femmes ont plus de graisse que les hommes”. Reste que sa théorie n’est pas confirmée. D’autres travaux sont encore nécessaires pour la valider ou non. Un point problématique parmi d’autres : comment l’Américain mesure-t-il “l’intelligence” des sujets étudiés ? Un sacré angle mort sur un travail qui fait le buzz mais qui demande davantage d’approfondissements. Nous y reviendrons d’ailleurs prochainement sur le site de Sciences et Avenir.

Lire

Devinette: que devient la graisse perdue lors d’un régime ?

LIVRE. Le Pr William Lassek mène des recherches depuis une dizaine d’années sur le lien entre la graisse des femmes et le cerveau de leurs enfants. Il a publié la plupart de ses conclusions en 2012 dans un livre intitulé “Why women need fat” (littéralement “Pourquoi les femmes ont besoin de graisses”).

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150121.OBS0465/les-femmes-aux-formes-genereuses-feraient-des-enfants-plus-intelligents.html