Le viagra, nouvelle arme anti-paludisme ?

Commentaire. Le Viagra ou Sidénafil a des actions bien curieuses. Il était au départ expérimenté pour les problèmes cardiaques quand son action sexuelle a été découverte par hasard. Depuis on a appris qu’il soigne les leucémies myéloïdes chroniques LMC, les hypertensions artérielles pulmonaires, et maintenant le paludisme. 

Le plasmodium du paludisme infeste les globules rouges et pour éviter qu’ils ne soient détruits par la rate, dont c’est le travail de détruire les globules rouges anormaux, il les rend tout mous et ainsi les sauve de la destruction. Il utilise le même enzyme que celui qui bloque l’érection : la phophodiestérase.

La phophodiestérase a pour action de casser les molécules à forte énergie.

Le Viagra bloque la phophodiestérase et protège les molécules à énergie.

Nous pourrions dire que le Viagra rend l’énergie propre de l’individu.

Comment comprendre ?

 

L’ARTICLE :

La stratégie de lutte contrele paludisme envisagée par ces chercheurs a de quoi surprendre. Et pas seulement parce qu’elle fait intervenir la petite pilule bleue contre la dysfonction érectile.

Commentaire. Cette perte d’énergie propre rend impuissant, mais favorise aussi la LMC.

Pour l’hypertension artérielle pulmonaire HTAP, il faut plutôt imaginer que ce sont les relations affectives familiales qui bloquent l‘énergie propre. L’intime familial qui finit par tuer.

Cet intime ce sont les dépendances (qui deviennent souvent les obésités, souvenez vous du médiator anorexigène qui donne des HTAP), les fusions, les relations incestueuses, les obligations familiales, les principes et les préjugés bloquants. Le sens de cette maladie est un des plus ignoré, elle apparait pour beaucoup comme mystérieuse.

La respiration est une des choses les plus intimes qui soit, respirer souffle dans souffle, probablement presque plus que la sexualité. Mais une intimité obligatoire, obligée, inévitable. Comment ne pas, à un moment respirer l’air qui sort des poumons de votre voisin, surtout si c’est un de vos proches ? Si cette énergie vibratoire et respiratoire vous met en difficulté, souvent totalement inconsciemment, souvent sous des aspects apparemment bien.

Seul l’inconscient et la conscience corporelle viennent parler de ce qui ne va pas au travers de l’HTAP.

Et la paludisme. Il vient tester l’adhésion d’un individu aux règles du groupe et de la tribu. Le moustique pique et mélange le sang des différents membres et de façon symbolique teste l’adhésion au groupe. Nous pourrions dire que le paludisme vient mettre l’individu en soumission et en perte d’énergie propre afin qu’il reste dans la loi du groupe. Le Viagra redonne la force de manifester sa propre individualité et sa puissance personnelle.

Aussi étrange que cela puisse paraitre, la fameuse pilule bleu mise au point contre les problèmes d’érection pourrait constituer une nouvelle arme contre… le paludisme. Une maladie parasitaire qui cause tout de même chaque année plus de 600.000 décès dans le monde, principalement en Afrique subsaharienne. Selon une étude parue jeudi 7 mai 2015 dans la revue Plos One, le citrate desildenafil – plus connu sous le nom de viagra donc – pourrait court-circuiter le cycle de reproduction du parasite responsable de la maladie : le Plasmodium (dont 5 espèces différentes sont susceptibles de causer la maladie). Comment ? En augmentant la rigidité des globules rouges parasités… Explications.

Empêcher le parasite d’infecter le sang

La transmission du paludisme d’un individu à l’autre ne peut se faire que par l’intermédiaire d’un vecteur : le moustique du genre Anopheles dont 68 espèces (sur près de 500) sont susceptibles d’être porteuses du parasite. Les traitements s’attaquent habituellement à sa forme asexuée, laquelle est responsable des symptômes de la maladie (fièvre, céphalées, frissons, vomissements, douleurs musculaires, etc.). Cette fois-ci, la démarche est différente : les chercheurs visent la forme sexuée qui est transmise au moustique par l’homme lors de la piqûre. Car si cette dernière est neutralisée, il ne peut y avoir de reproduction sexuée du parasite àl’intérieur de l’insecte.

L’idée des chercheurs est d’empêcher les globules rouges parasités de se retrouver dans la circulation sanguine de l’homme. En effet, c’est à l’intérieur des hématies, d’abord piégées dans la moelle osseuse, que les formes sexuées du parasite se développent (voir photo ci-dessous). Les globules sont ensuite expulsés dans la circulation sanguine où ils pourront être “récupérés” par le moustique dans le sang que celui-ci prélève.

C’est là que le viagra intervient… en rigidifiant les globules rouges parasités, il permettrait à la rate de les éliminer. En effet, l’organe a pour fonction de filtrer le sang pour retenir et éliminer les globules rouges vieux, anormaux et rigides. Or les chercheurs ont montré que la déformabilité des globules rouges parasités est régulée par une voie de signalisation spécifique qu’il serait possible de court-circuiter. Explication: le principe actif du viagra cible des enzymes impliquées dans la déformabilité, les phosphodiestérases. En inhibant ces dernières chez le parasite, le viagra va rigidifier ce dernier et, par la même occasion, le globule rouge qui l’héberge (image de droite ci-dessous). “Aucun risque qu’il ait le même effet sur les globules rouges sains puisqu’il cible les phosphodiestérases du parasite“, précise Catherine Lavazec, co-auteure de l’étude

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A gauche, le globule rouge infecté se déforme pour pouvoir passer le filtre de la rate. A droite, après traitement avec un inhibiteur de phosphodiestérase, comme le viagra, le globule rouge infecté est rigide. Il pourra ainsi être éliminé de la circulation sanguine et réduire les risques de propagation de la maladie (©2015 Ramdani et al.).

Les chercheurs des instituts Cochin et Pasteur en France et de la London School of Tropical Medicine envisagent ainsi qu’en modifiant le principe actif du viagra pour éviter son effet érectile, ou en testant des molécules similaires dépourvues de cet effet secondaire, il serait possible de donner un coup d’arrêt à la transmission du parasite de l’homme au moustique. Car c’est bien sur le potentiel de dissémination de la maladie via le moustique que se sont penchés les chercheurs et non sur un traitement de la maladie elle-même. Une stratégie originale qui a le mérite de se pencher sur un aspect peu étudié de la transmission du paludisme.

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150511.OBS8746/le-viagra-nouvelle-arme-anti-paludisme.html

Par Hugo Jalinière

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 74