Le sang du dragon de Komodo, solution contre la résistance aux antibiotiques ?

L’Express indique en effet que « des scientifiques ont découvert que le sang du plus grand lézard sur Terre contient des protéines tueuses de “super-bactéries” particulièrement dangereuses pour l’Homme. Ils espèrent pouvoir s’en servir pour fabriquer de nouveaux médicaments ».

Le magazine explique que la bouche du dragon de Komodo « contient pas moins de 57 bactéries, selon une étude publiée en 2010. […] Pourtant, les dragons de Komodo semblent immunisés contre elles, même lorsqu’ils sont mordus par un de leur congénère. Un mystère qui a poussé l’équipe de chercheurs de l’université de George Mason à enquêter sur ces gros lézards ».

L’Express indique que selon ce travail paru dans le Journal of Proteome Research, les auteurs « ont découvert que cette résistance aux bactéries vient de leur sang, ou plutôt des protéines tueuses de bactéries qui s’y trouvent ».

« Appelées “peptides antimicrobiens”, ces protéines sont présentes chez la plupart des êtres vivants. Mais chez le dragon de Komodo, il y en a au moins 48, “dont 47 sont connues pour avoir des propriétés antimicrobiennes”, indiquent les chercheurs », note l’article.

Le magazine précise qu’« après les avoir identifiées, l’équipe de scientifique a décidé d’en synthétiser 8 et de tester leur efficacité contre diverses bactéries. Ils les ont notamment mis en contact de Pseudomonas aeruginosa et SARM, un staphylocoque doré, deux “super bactéries” parmi les plus inquiétantes au monde car très résistantes aux antibiotiques actuels ».

L’Express constate que « le résultat a été à la hauteur de leur espérance : sur les 8 peptides, 7 ont tué les deux bactéries et 1 a réussi à en tuer une sur les deux. Une excellente performance pour les chercheurs qui espèrent que ces protéines pourront être utilisées pour créer de nouveaux médicaments plus efficaces contre les super bactéries ».

Date de publication : 2 Mars 2017

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