Le nombre d’avortements ne baisse pas

Commentaire. Le nombre d’avortements ne baisse pas, au pays de la contraception et de Simone Veil. Il baisse dans de nombreux pays mais pas en France. Plus de 200 000 par an. 

Pourquoi, mais parce que là aussi les choses ne sont pas si simples. Nous sommes là encore au coeur du principe du désir.

 L’article nous dit qu’en réalité le désir d’enfant est ambivalent, il est à la fois conscient et inconscient. La psychanalyste Christiane Olivier dans son livre « Les filles d’Eve », dit qu’une femme peut très bien désirer un enfant, puis se faire avorter. 

La femme est gouvernée par deux hormones. L’une, les oestrogènes la connecte avec son désir profond, on pourrait dire « ce qui mène le monde et le mène bien », celui qui est connecté par les odeurs et permet sans analyse de trouver la complémentarité génétique la meilleure. Mais elle est gouvernée en deuxième partie de cycle par la progestérone qui parle de la faisabilité sociale et là, ce n’est plus si simple. « Vais-je pouvoir le présenter à mes parents, le vivre personnellement ? ». Il ne suffit plus de désirer comme quelque chose qui vous vient du plus profond, comme une pulsion de vie, il faut pouvoir l’assumer. Et là, nous sommes au coeur du mouvement de vie, de la problématique de vie. « Puis-je assumer la puissance créatrice qui est en moi ? »

Et là, la possibilité de contraception ne suffit pas, la possibilité de contrôle et de choix, peut se faire déborder par la pulsion de vie de base, au sens fondamental le plus noble. Elle se fait souvent par des accidents de contraception qui sont autant de lapsus révélateurs de la pulsion de vie.

L’article évoque même le fait qu’une femme qui a fait un avortement en fera d’autres, plus qu’une autre femme. Je dirais qu’une pulsion qui n’a pas pu se manifester aura tendance à toujours chercher à revenir. Cela montre aussi la part de problématique personnelle dans les avortements à répétition, qui sont en fait assez nombreux.

 

L’ARTICLE :

« Pourquoi le nombre d’avortements ne baisse pas »

Mediscoop – Date de publication : 4 septembre 2018

C’est ce que titre La Croix, qui observe dans son cahier « sciences & éthique » que « plus de 40 ans après la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse, le recours à celle-ci est toujours aussi important en France ».

Le quotidien évoque « un paradoxe qui pour le moins intrigue », « alors qu’ailleurs, la tendance est plutôt à la baisse, comme en Italie ou en Suisse.

Lire la suite de l’article : https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=1ce1b6594ab5e3b3d948a83097563133&midn=11038&from=newsletter

 

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 220