Le dupilumab en bonne voie contre la dermatite atopique

Commentaire. L’eczéma, ou dans sa forme de base dite sur prédisposition génétique, est appelé dermatite atopique. En clair, tout ce qui n’est pas eczéma par toxiques extérieurs, donc la plus grande partie.

L’industrie pharmaceutique vient de sortir un nouvel anti-corps monoclonal de la famille des Mab, le . Tous ces produits se terminent en généralement par MAB

Humoristiquement, je dirais que cela veut dire qui peut rapporter des MAB, des Milliards A la Bourse.

Version moderne des Nababs.

Ce produit est sensé améliorer les signes des eczémas, souvent des enfants.

Et encore, juste un peu. 37% d’améliorations contre 8% dans le groupe témoin ayant reçu un placebo.

Mais dans le même temps, les personnes ayant reçu le dupilumab avaient plus de conjonctivites… Embêtant. En homéopathie cela s’appelle un déplacement, quand vous supprimez une affection et que cela en fait apparaitre une autre.

Mais pour ce résultat bien fragile, il faut injecter le produit en sous cutané à vos petites têtes blondes pendant, tenez-vous bien, 16 semaines, presque 4 mois. Lourd.

Mais quand on sait que ce type de traitement est mis sur le marché à des coûts de l’ordre de 800 euros / mois, là enfin il y a un élément vraiment positif, pas pour les patients certes, mais pour l’industrie pharmaceutique. C’est déjà ça….

En pratique voyons les choses autrement. La dermatite atopique se soigne assez facilement. La simple suppression des produits laitiers fait disparaitre dans les 70% des eczémas atopiques. Si vous rajouter la suppression du gluten, et des sucres rapides ça donne encore 20% de plus, ça nous fait 90 %. Coût zéro.

Rajoutez à cela quelques remèdes homéopathiques, des plantes, un peu d’huile de bourrache et vous arrivez proche de 100%. Pour un coût qui reste modique. Mais je l’avoue, souvent non pris en charge par la Sécurité Sociale et les mutuelles.

La génétique est la nouvelle grande marotte de la médecine. C’est une nouvelle manière de réinventer l’eau chaude en reprenant ce que l’homéopathie connait depuis 200 ans et l’acupuncture depuis 4000 ans, le terrain.

Les maladies immunes sont devenues très fréquentes, elle sont la conséquence directe des pratiques médicales. Interdiction des infections et protection de tout risque par les vaccins. L’organisme n’ayant plus l’occasion de se confronter aux antigènes extérieurs, réagit en créant de nombreuses maladies immunes. Les toxiques et polluants viennent charger la barque.

La clé de tout cela est un déclencheur par des anticorps. C’est justement cela que les MAB viennent bloquer. Ils sont donc Anti Corps (le vôtre) et Pro Sous (les leurs).

Le plus simple ne serait-il pas de bien comprendre ce qui se passe, d’utiliser des méthodes naturelles qui fonctionnent très bien et ne coûtent presque rien ? 

Qu’en pensez vous ?

Cela baissera le déficit de la Sécurité Sociale, améliorera la santé des Français, mais risque de baisser les cours de certaines actions…

 

L’ARTICLE :

Dans deux essais de phase 3, le dupilumab a montré une efficacité contre la dermatite atopique, réduisant les symptômes, les démangeaisons et l’anxiété associée à la maladie avec une amélioration de la qualité de vie. Ces études sont parues dans le NEJM.

Deux essais de phase 3 concordent sur l’efficacité du dupilumab dans le traitement de la dermatite atopique. Le dupilumab est un anticorps monoclonal dirigé contre le récepteur alpha de l’interleukine-4 qui inhibe l’activité des interleukines 4 et 13 médiateurs importants des réactions atopiques et allergiques.

Il s’agit de deux essais randomisés, contrôlés versus placebo (SOLO 1 et SOLO 2) incluant des adultes présentant une dermatite atopique modérée à sévère et non contrôlée par les traitements par voie topique. Ces personnes recevaient du dupilumab par voie sous-cutanée pendant seize semaines, ou un placebo, ou une dose équivalente de dupilumab mais en alternance avec un placebo.

Les auteurs ont recruté 671 patients pour SOLO 1 et 708 pour SOLO 2. Dans SOLO 1, respectivement 37% et 38% des patients qui ont reçu le dupilumab chaque semaine ou par intermitance ont vu leurs symptômes disparaître ou réduire considérablement contre 10% dans le groupe placebo. Dans SOLO 2, ces résultats étaient de 36% pour les deux groupes sous dupilumab contre 8% dans le groupe placebo.

Les auteurs ont néanmoins constaté davantage de survenues de conjonctivites sous dupilumab que sous placebo. Bien que positifs, ces essais doivent être complétés par des études de plus longue durée pour confirmer ce bénéfice sur le long terme.

 

Référence : Eric L. Simpson et al. Two Phase 3 Trials of Dupilumab versus Placebo in Atopic Dermatitis

N Engl J Med 2016; 375:2335-2348

http://www.mediscoop.net/index.php?pageID=384caa88a2d427179cc39e2c72a555f6&midn=9174&from=newsletter

 

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 150