La solitude est mortelle

Commentaire. La solitude est mortelle. Elle affaiblit notre immunité et nous enferme encore plus dans la solitude. Plus vous vous sentez mal, plus vous évitez les autres. Cercle vicieux. Et au milieu de tout cela encore des relais organiques dans les les globules et l’inflammation.

 

L’ARTICLE :

Une étude démontre que la solitude peut transformer le système immunitaire, vulnérabilisant les personnes qui en sont victimes aux maladies et à une mort prématurée, et intensifiant leur sentiment de solitude.

 

En Angleterre, 50% des plus de 75 ans vivent seuls et 5 millions de pensionnés n’ont que la télévision pour seule compagnie. La solitude augmente d’un tiers les risques de décès, comme le fait de fumer et l’obésité.

Pourquoi est-elle aussi mauvaise pour la santé? Les chercheurs ont découvert que le stress provoqué par la constante attente de compagnie ronge le corps et transforme la façon dont les gènes de la moelle osseuse se transforment en cellules sanguines, déséquilibrant le système immunitaire.

Les solitaires sondés avaient des réponses nerveuses différentes et présentaient une plus grande quantité d’un type de globules blancs qui augmente l’inflammation. Un an après la prise d’échantillons, les sujets avaient constaté un renforcement significatif de leur sentiment de solitude, prouvant que les émotions et la chimie sont étroitement liées. Les personnes malades tendent inconsciemment à éviter les autres.

Des expérimentations sur des macaques ont montré que les individus isolés possédaient les mêmes schémas génétiques. Lorsqu’ils étaient infectés, ils produisaient moins d’anticorps, avaient un taux viral plus élevé et des inflammations plus résistantes.

Par contre, si la solitude est traitée dès le début à l’aide d'”interventions comportementalistes”, cela pourrait restaurer les fonctions immunitaires et apporter des changements biologiques poussant les sujets à rechercher la compagnie des autres, affirment les chercheurs.

http://www.express.be/articles/fr/sciences/la-solitude-est-mortelle/217179.htm

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 94