« La résistance aux antibiotiques est une ‘menace fondamentale’, avertit l’ONU »

Commentaire. Encore un problème lié aux antibiotiques. 200 000 enfants meurent cette année en Afrique des résistances bactériennes crées par les antibiotiques.

L’ONU le met à l’ordre du jour, c’est la 4° fois de son histoire qu’un problème de santé fait la une de l’ONU, ( après le VIH-sida, les maladies non transmissibles et Ebola).

Ban Ki Moon le secrétaire général, sonne la sonnette d’alarme.

Le dernier antibiotique de secours, en cas de résistances aux autres antibiotiques,  le Colistine voit apparaitre des résistances, sous la forme d’un gène mrc2.

Bien sur, tous les états font de belles déclarations d’intention.

Mais l’industrie agroalimentaire va continuer avec la complicité de Bruxelles à inonder les aliments d’antibiotiques. Profit exige.

La médecine va continuer à prescrire largement. 

Quel pourcentage de médecins qui vont orienter leurs patients vers les plantes, les huiles essentielles ou l’homéopathie ?

Pire, la faculté continue à lutter contre ces médecines qui sont pourtant la solution.

Nous voyons bien où nous mène ce système infernal, où la science toute puissante est plus forte que l’équilibre naturel. 

A une époque cela s’appelait Babel.

Réaliserons-nous un jour que l’ère Pasteurienne risque d‘avoir à terme donné plus de morts que de guérisons ?

Il ne se passe pas un jour sans que la presse médicale et générale ne publie des informations alarmantes sur ce sujet.

Au risque de lasser je prends mes responsabilités et je vous le dis.

 

L’ARTICLE :

Paul Benkimoun indique dans Le Monde que « pour la quatrième fois de leur histoire, après le VIH-sida, les maladies non transmissibles et Ebola, les Nations unies (ONU) ont mis à l’ordre du jour une question liée à la santé ».

Le journaliste explique en effet que « le phénomène de résistance aux antimicrobiens était à l’ordre du jour, mercredi 21 septembre, de l’Assemblée générale de l’ONU, qui se tient cette semaine à New York. Il est devenu une préoccupation qui n’est plus seulement sanitaire, mais «une menace fondamentale, à long terme pour la santé humaine, la production durable de nourriture et le développement», comme l’a qualifiée le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon ».

Paul Benkimoun observe que les antibiotiques « ont révolutionné la médecine et sauvé des millions de vies, mais l’élan de recherche qui a permis la mise au point de nombreuses familles d’antibiotiques s’est accompagné d’un usage souvent inapproprié, à commencer par la prescription d’antibiotiques dans des infections virales, alors qu’ils n’ont aucun effet sur les virus, et d’une utilisation bien trop large ».

« L’apparition de résistances aux antibiotiques chez les bactéries est au départ un processus naturel. […] S’il est illusoire d’espérer faire disparaître le phénomène, au moins pourrait-on le limiter par un usage raisonné des antibiotiques », poursuit le journaliste.

Il souligne ainsi que « la crise actuelle touche l’ensemble des médicaments anti-infectieux, que l’on regroupe sous le terme d’antimicrobiens : antibiotiques (infections bactériennes), antiviraux (infections dues à des virus), antiparasitaires (maladies parasitaires) et antifongiques (contre les maladies provoquées par des champignons, comme les candidoses) ».

Paul Benkimoun relève notamment que « Ban Ki-moon a cité quelques exemples : plus de 200.000 enfants meurent chaque année d’infections qui ne sont pas sensibles aux antibiotiques disponibles ; une épidémie de typhoïde multirésistante transmise par le biais de l’eau déferle sur plusieurs régions d’Afrique, les résistances aux médicaments anti-VIH se développent, des formes de tuberculose résistant à la plupart des antituberculeux ont été identifiées dans 105 pays, de même, les résistances aux traitements contre le paludisme s’accroissent ».

Le journaliste évoque en outre « l’apparition chez l’homme d’un mécanisme de résistance à la colistine transférable entre bactéries : un gène baptisé « mcr-1 », découvert en Chine et récemment retrouvé aux Etats-Unis. En médecine humaine, la colistine est un antibiotique réservé en dernier recours contre les infections multirésistantes aux autres familles ».

Paul Benkimoun note par ailleurs que « la crise a été aggravée par l’assèchement des efforts de recherche-développement consacrés à de nouveaux antibiotiques par l’industrie pharmaceutique, qui a préféré se tourner vers d’autres secteurs plus prometteurs ».

Le journaliste indique que cette réunion de l’ONU « débouche sur une déclaration d’engagement des chefs d’Etat à adopter une approche générale et concertée afin de s’attaquer aux causes fondamentales de la résistance aux antimicrobiens dans plusieurs domaines, et en particulier la santé humaine, la santé animale et l’agriculture ».

L’ONU remarque que « les pays ont aussi souligné les failles du marché et ont préconisé l’instauration de nouvelles mesures incitatives afin d’investir dans la recherche et le développement de nouveaux médicaments, de tests de diagnostic rapide et d’autres thérapies importantes appelées à remplacer celles qui perdent de leur puissance ».

Date de publication : 23 Septembre 2016

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Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 133