« La fessée augmenterait le risque de troubles mentaux » – Le Monde, Le Parisien

Le Monde relève que « les personnes qui ont reçu des fessées lorsqu’elles étaient enfants ont plus de risques de souffrir de troubles mentaux une fois adultes, que ce soit des désordres comportementaux ou des problèmes d’alcool ou de drogue », selon une étude publiée dans Pediatrics.
Le journal explique que ce travail, « mené auprès de 34 653 adultes par une équipe de chercheurs canadiens, visait à examiner uniquement l’effet des fessées et châtiments corporels légers sur des problèmes psychologiques ultérieurs, en excluant les sévices sévères ou de nature sexuelle ».
« Les résultats montrent que les personnes ayant reçu des fessées ont entre 2% et 7% de chances supplémentaires de présenter des pathologies mentales une fois adultes », retient le quotidien.
Le Monde relève que « ces chiffres peuvent paraître anecdotiques mais ils démontrent que les punitions corporelles semblent accroître le risque de problèmes ultérieurs, selon les experts, d’autant que la moitié des Américains se rappellent avoir reçu des fessées dans leur enfance ».
Le journal remarque que « les recherches précédentes sur le sujet avaient déjà démontré à plusieurs reprises que les enfants victimes de châtiments corporels souffraient davantage de désordres mentaux une fois adultes, et étaient plus enclins à présenter un comportement agressif que les enfants ne recevant pas de fessées. Toutefois, ces études se penchaient sur le cas de personnes ayant reçu des sévices plus sévères ».
Le Parisien note aussi que « les claques sur le derrière ne donnent pas que les fesses rouges ».
Le quotidien cite un des auteurs de ce travail, Tracie Afifi, du Department of Community Health Sciences at the University of Manitoba (Canada), qui déclare qu’« il y a un lien significatif entre » fessées reçues à l’enfance et « risques supplémentaires de présenter à l’âge adulte des pathologies mentales telles que des troubles sévères de la personnalité ou des problèmes d’addiction à la drogue et l’alcool ».
Le Parisien relève cependant que « certains défenseurs de la fessée […] critiquent la méthodologie de cette étude. Celle-ci est en effet basée sur les souvenirs d’adultes ayant reçu des fessées durant l’enfance ».

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