Hyperactivité chez l’enfant : les pesticides mis en cause

Commentaire. Et les pesticides favorisent l’hyper activité.

 

L’ARTICLE :

Et si les pesticides avaient un impact sur le comportement de nos enfants ? Selon une récente étude américaine, les pyréthrinoïdes pourraient causer de l’hyperactivité, surtout chez les petits garçons.

Les pesticides pyréthrinoïdes, vous connaissez ? Derrière ce nom barbare se cachent des produits chimiques de synthèse bien connus des agriculteurs, gardes forestiers et horticulteurs. Très utiles quand il s’agit d’éradiquer moustiques, araignées, serpents et abeilles, les pyréthrinoïdes sont – théoriquement – sans danger pour la plupart des mammifères, chats et rats exceptés. Théoriquement. Car une nouvelle étude, menée par une équipe de chercheurs de l’hôpital pour enfants de Cincinnati (États-Unis) risque bien d’entacher leur réputation.

Les chercheurs, qui ont publié leurs travaux dans la revue scientifique Environmental Health, ont analysé l’état de santé de 687 enfants (garçons et filles) âgés de 8 à 15 ans pendant 1 an. Verdict : ceux qui, dans leurs urines, présentaient des taux anormalement élevés de pesticides pyréthrinoïdes (que l’on repère grâce à la présence d’un biomarqueur, le 3-PBA) avaient également davantage de troubles du comportement, de l’hyperactivité, notamment. Un résultat qui ne vaut cependant que pour les petits garçons.

Un impact sur la production de la dopamine

“De précédentes études sur des souris ont montré que les pesticides pyréthrinoïdes ont un impact sur la production de la dopamine, une neurohormone principalement produite au niveau de l’hypothalamus, explique la pédiatre Tanya Froehlich, principale auteure de l’étude. Et la dopamine a une influence sur la production d’adrénaline.”

Si, pour l’instant, aucune réglementation ne vient encadrer la concentration de pesticides en France ou en Europe, la prudence reste tout de même de mise…

http://www.topsante.com/maman-et-enfant/enfants/sante-des-enfants/hyperactivite-chez-l-enfant-les-pesticides-mis-en-cause-250389

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 76