« Epidémiologie des infections zombies : une étude (presque) très sérieuse »

Commentaire. Un peu d’humour microbien. L’épidémie Zombie, un microbe qui vous pique et vous rend aussi méchant que des zombies et égoïste que des humains.

 

L’ARTICLE :

Sciences et Avenir remarque : « Démarche traînante, gémissements et envie de chair fraîche ? Aïe… vous êtes vraisemblablement en train de vous transformer en zombie, met en garde la vénérable et très sérieuse revue British Medical Journal (BMJ) » dans son « édition spécial Noël ».

Le magazine explique que « ce diagnostic pour le moins surprenant provient d’un article intitulé “Infections zombies : épidémiologie, traitement et prévention”, publié dans la dernière édition du BMJ, et à prendre, évidemment, au second degré ».

« Signé par l’épidémiologiste Tara Smith, l’article décrit avec luxe de détails et une rigueur toute scientifique un processus de “zombification” dans un monde menacé par une “apocalypse” de morts-vivants. Le redoutable virus à l’origine de cette transformation, dit-elle, se transmet essentiellement en cas de morsure par une personne infectée, mais également, plus rarement, par piqûre d’insecte ou morsure d’animaux », note Sciences et Avenir, qui parle d’« un exercice scientifique de “médecine-fiction” ».

Le magazine relate « l’effrayant tableau clinique » : « Les symptômes se développent sur une période allant de “quelques secondes à plusieurs heures ou jours”. Les personnes infectées, explique Tara Smith, ont des “tendances agressives”, un “goût prononcé pour la chair humaine” mais aussi “une démarche traînante” et une nette “propension à gémir”, sans oublier un corps ayant une fâcheuse tendance à “pourrir”… ».

« Tara Smith note également que “dans des cas rares, les zombies peuvent être hautement intelligents, et avoir conscience d’eux-mêmes”. Sans préciser s’ils sont éventuellement capables de nouer des rapports sociaux ou de former des sociétés organisées », observe l’article.

Sciences et Avenir indique que « face au péril de voir l’humanité dévorée par les revenants, la scientifique déplore l’absence de remèdes efficaces. Certes, dit-elle, “séparer la zone mordue du corps a montré des résultats dans certains cas”, mais cette solution peut présenter des difficultés, notamment pour identifier la zone infectée à sectionner ».

« La scientifique aborde également les problèmes éthiques et légaux de la lutte contre les zombies : les personnes tuant des malades infectés par des zombies, et donc susceptibles de propager le virus, doivent-elles être poursuivies en justice ? », remarque le magazine.

Sciences et Avenir ajoute que « l’auteure conclut que la plupart des pays ne sont “pas préparés” à faire face à une épidémie massive de zombies, et demande des “ressources supplémentaires”, ainsi que davantage de “coopération” entre scientifiques et responsables gouvernementaux. Des injonctions [qui] prêtent à sourire bien entendu ».

Le magazine rappelle toutefois que « dans son numéro de février 2013 [Sciences et Avenir] relatait déjà comment les zombies sont d’ores et déjà devenus des modèles d’étude pour l’épidémiologie, la neurobiologie et la virologie. Pour preuve, les recommandations édictées en 2011 par les Centres de contrôle des maladies (les fameux CDC) » :

“(…) Garder son calme et préparer un kit de survie : de l’eau, de la nourriture, des médicaments, un couteau, du ruban adhésif, une radio à piles, quelques produits sanitaires comme de l’eau de Javel, du savon, des vêtements de rechange et une trousse de premiers secours. Ensuite, choisir un point de rendez-vous pour tous les membres de la famille au cas où l’on serait séparé durant la fuite. Puis, planifier de toute urgence un itinéraire d’évacuation (…)”.

Date de publication : 22-12-2015

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Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 97