Deux tiers des hérissons ont disparu en France en vingt ans

Commentaire. Nous avons parlé de la disparition de guépards, des passereaux, des grands singes. Voilà maintenant les hérissons qui ont déjà disparu au 2/3.  Les pesticides et les désherbants, sont clairement en cause. En 2050 les hérissons auront totalement disparu. Et pendant ce temps la commission européenne accorde autorisation sur autorisation pour de nouveaux pesticides et conserve les anciens toxiques… 

 

L’ARTICLE :

Le hérisson est en danger : en raison notamment de l’urbanisation et de l’utilisation de pesticides par les agriculteurs, l’espèce pourrait disparaître de l’Hexagone en 2050.

Il est craintif, ne sort qu’à la tombée de la nuit, et il explore vos jardins à la recherche d’insectes ou de limaces. Le hérisson, dont les origines remontent à plus de 60 millions d’années, est pourtant en danger. Dans son refuge, Anne en recueille et en soigne toute l’année. Arthur est arrivé en piteux état : “Il était complètement paralysé, il avait les pattes arrières qui traînaient derrière, il était tout déchiré sur le devant, donc on lui a fait des soins”, détaille Anne Burban, fondatrice du refuge “Le sanctuaire des hérissons”.

70% de hérissons en moins en vingt ans

Entre 700 000 et 1 million de hérissons meurent chaque année sur les routes de France. Rares sont les automobilistes qui ralentissent à temps. Selon Philippe Jourde, naturaliste qui a beaucoup étudié l’animal, l’expansion des villes et des réseaux routiers ne sont pas les seules raisons qui expliquent la raréfaction de l’espèce. “Les effectifs ont énormément diminué depuis deux décennies à l’échelle nationale. Les populations sont partout en mauvais état de conservation, et c’est notamment lié aux pesticides agricoles et à la transformation des habitats naturels”, explique-t-il. La population des hérissons en France a chuté de 70% en vingt ans.

http://www.francetvinfo.fr/animaux/bien-etre-animal/deux-tiers-des-herissons-ont-disparu-en-france-en-vingt-ans_2146348.html#xtor=EPR-502-[newslettervideo]-20170415-[video1]

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 162