Déserts médicaux et thérapeutes divers.

Commentaire. Il y a de moins en moins de médecins, et de plus en plus de déserts médicaux. Dans le même temps, certaines autorités, dont la Mivilude  s’émeuvent de la présence de « nouveaux thérapeutes auto proclamés ».

Posés l’un à côté de l’autre, ces faits semblent intéressants, mais cet article, comme la mivilude ne proposent aucune explication, ni aucune solution. Bravo.

La médecine qui, d’un côté décourage les futurs médecins sans se demander pourquoi, et de l’autre les nouveaux thérapeutes prennent les places libres.

Qui fait le lien ?

Nous avons publié plusieurs articles sur le malaise des étudiants en médecine, sur le fait que 20% des médecins qui sortent formés des études de médecine préfèrent renoncer à leurs 10 ans d’études et changer de métier tant ils sont déçus par ce qu’est la médecine. Cela personne ne veut le voir. Ces 20% de médecins formés qui renoncent suffiraient largement à combler tous les problèmes de déserts médicaux.

Mais il faudrait regarder le vrai problème. Que propose t-on aux médecins, quelle médecine ? 

Etre juste des agents prescripteurs de Big Pharma, dans un système déshumanisé? Un système de références opposables sans lien avec la spécificité des individus.

Alors, on préfère taper sur les « pseudo thérapeutes », que de se remettre réellement en question.

La réalité est pourtant là, le jugement des futurs médecins tombe. Et ça, avec tous les pots de vin du monde, le système n’y peut rien.

Il nous faut maintenant revenir à une médecine plus humaine et nous retrouverons nos médecins.

 

L’ARTICLE :

« Les « thérapeutes » non reconnus de plus en plus nombreux »

Mediscoop – Date de publication : 31 Octobre 2017

Nathalie Szapiro-Manoukian constate en effet dans Le Figaro que « la désertification médicale gagne du terrain, laissant le champ libre à ceux qui se disent «thérapeutes», «praticiens», «spécialistes» ou s’arrogent des suffixes pompeux tels que «logues» ou «pathes» sans pour autant détenir un diplôme d’État officiellement reconnu »

« Si une majorité est intimement convaincue de faire du bien, d’autres ont pour seul but de s’enrichir en trompant des personnes vulnérables psychologiquement, par exemple en raison d’une affection chronique et/ou potentiellement grave », souligne la journaliste.

Lire la suite de l’article : https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=5d0b4a680aea7c593ec4496d4bb5a836&id_newsletter=10042&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=medi_2_31928&midn=10042&from=newsletter

 

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 183