« Des substances toxiques dans l’alimentation des jeunes enfants »

Commentaire. Des substances toxiques dans l’alimentation des enfants.

 

L’ARTICLE :

Stéphane Foucart relaie à son tour dans Le Monde les résultats de « l’une des plus vastes enquêtes jamais réalisées sur le sujet. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié […] une analyse des contaminants […] présents dans l’alimentation-type des enfants de moins de 3 ans ».

« Après y avoir évalué la présence de plus de 500 contaminants, l’agence […] estime qu’une dizaine d’entre eux sont «préoccupants» et que les niveaux d’exposition actuels peuvent présenter des risques sanitaires », souligne le journaliste.

Stéphane Foucart indique ainsi que « l’Anses met en avant le plomb, l’arsenic inorganique, le nickel, l’acrylamide et les furanes (des composés se formant notamment lors des cuissons à haute température), les PCB (polychlorobiphényles), des dioxines ainsi que des mycotoxines – des substances produites par des champignons contaminant parfois les céréales ».

« Les situations d’exposition à ces produits, tempère l’Anses, «ne sont pas systématiquement synonymes de survenue d’effets adverses». […] L’agence juge néanmoins «indispensable de mettre en place ou de renforcer des actions afin de diminuer l’exposition de la population infantile» à ces composés », observe le journaliste.

Il ajoute que « selon l’agence, les deux tiers des enfants de moins de 4 mois ne sont pas exposés à des niveaux excessifs de ces substances préoccupantes. Mais ce taux chute à seulement 21% chez les 13-36 mois. Dans cette tranche d’âge, plus de 40% des enfants sont trop exposés à au moins deux composés problématiques ».

Stéphane Foucart indique entre autres que « la première recommandation ferme de l’Anses est de proscrire, pour les enfants de moins d’1 an, le lait courant en remplacement des préparations infantiles (laits pour nourrisson à reconstituer…). Outre les considérations nutritionnelles, le lait courant est en effet une source importante d’exposition à certains polluants organiques persistants, comme les PCB ou les dioxines. Dans cette classe d’âge, les enfants consommant du lait courant sont ainsi 2 à 6 fois plus exposés à ces toxiques que ceux consommant des préparations infantiles ».

Le journaliste remarque de plus que « l’Anses recommande de conduire des travaux de nature à «identifier clairement les sources de contamination au cours de l’ensemble de la chaîne de production» et d’améliorer les connaissances agronomiques ». (télécharger l’étude de l’Anses)

Date de publication : 30 Septembre 2016

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Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 134