« Dépression : la piste de l’origine infectieuse »

Commentaire.

La dépression aurait une origine infectieuse. 

Cela en réjouira beaucoup qui se diront un peu facilement qu’il suffit de prendre des antibiotiques pour soigner la dépression. Les choses ne sont pas si simples. L’infection est un marqueur du principe de la dépression, la combattre pourra aider mais ne solutionnera pas forcement les choses sur le fond.

Nous pensons pour notre part en suivant la piste du Pr Montagnier que la maladie D’Alzheimer aurait aussi une origine infectieuse chronique.

Chaque situation difficile possède dans notre corps plusieurs voies de solution. 

La symbolisation, ce qui signifie, comprendre, apprendre et intégrer permet de solutionner la difficulté avec le sens de ce qu’elle nous enseigne, et d’éviter tout ou part des somatisations selon les cas. En clair, plus je comprend ce qui m’arrive, moins je tombe malade.

A défaut notre corps pourra nous aider par des somatisations, nous faisons appel à lui pour nous aider. Dans ce cadre la maladie peut être infectieuse. Le microbe aidant à une solution plus rapide. Les dernières découvertes de la médecine nous montrent que nous découvrons des agents microbiens dans de plus en plus de maladies, et je pense qu’un jour nous connaitrons la présence plus ou moins importante d’un microbe ou d’un facteur microbien dans presque toutes les maladies.

Ces facteurs sont souvent visibles dans les maladies aiguës. Ces maladies tentent de nous ramener en une seule fois à l’équilibre.

A défaut encore, nous passons en maladies chroniques, avec une difficulté à revenir à la santé. Les microbes, quand ils sont présents n’arrivent plus à faire leur travail et peuvent même représenter un obstacle. Nous avons vu cela dans les ulcères de l’estomac, ce qui a valu un prix Nobel à ses découvreurs.

Cela apparait aussi dans certaines sciatiques. Il est assez cohérent que cela apparaisse aussi dans les dépressions. Nous verrons si les traitements antibiotiques permettent de guérir ou d’améliorer.

Cela vient confirmer la phrase de Samuel Hahnemann le fondateur de l’homéopathie.

« Il faut favoriser les aiguës et contrarier les chroniques ».

Mas ne nous y trompons pas. L’infection n’est pas la cause, mais le marqueur, et dans une certaine mesure ce qui entretient la maladie. Mais le fond de la dépression est ailleurs. Comme le disait Alice Miller, dans une impossibilité à remettre en cause les souffrances de son enfance. Et dans tous les cas c’est cela qu’il faudra aller voir.

Un traitement antibiotique pourra aider et il faut prendre cette bouffée d’oxygène.

Das tous les cas, il est préférable de ne pas uniquement compter sur les antibiotiques. Une problématique non résolue va, les années passant, tenter le plus possible de se solutionner et de revenir sous une autre forme.

La maladie d’Alzheimer est selon mon avis et en accord avec les hypothèses du Pr Montagnier d’une origine infectieuse chronique.
En clair, des conflits et souffrances anciens qui n’ont jamais été solutionnés et finissent par faire imploser le système offrant un salut dans l’oubli.

L’ARTICLE :

Paul Molga indique dans Les Echos que « de nouveaux travaux suggèrent que la dépression est peut-être due à un germe latent. Un espoir pour les 20 millions de malades dans le monde ».

Le journaliste note ainsi que « c’est le pavé dans la marre que vient de lancer le Dr Turhan Canli, de la Stony Brook University de New York avec un article paru au début du mois dans la revue spécialisée « Biology of Mood and Anxiety Disorders » ».

« Se fondant sur plusieurs dizaines d’études scientifiques, le chercheur suggère que la dépression montre, par certains aspects, des signes cliniques semblables aux agressions microbiennes responsables de diverses infections, et notamment des infections intestinales : fatigue, perte d’appétit, manque de volonté, troubles du sommeil, humeur triste… », explique Paul Molga.

Le journaliste poursuit : « Dans le pire des épisodes dépressifs, comme dans les infections les plus sévères, les patients peinent à prendre la plus insignifiante décision, se renferment et nourrissent des idées sombres.«L’apparition de ces signes précurseurs peut vouloir dire que le système immunitaire s’active», avance le chercheur sans préjuger de l’impact des facteurs exogènes, à commencer par ceux qui sont relatifs à la situation personnelle du malade ».

Paul Molga relève qu’« une étude, parmi les 28 citées à l’appui de son hypothèse, était passée relativement inaperçue lors de sa publication en 2012 dans le « Journal of Clinical Psychiatry », sans doute parce qu’elle contredisait la théorie chimique généralement admise. Elle constate que la contamination par un certain parasite présent sous une forme latente chez 20% de la population – le protozoaire Toxoplasma gondii, agent de la toxoplasmose -, est corrélée à une augmentation très significative (jusqu’à 7 fois plus) du risque de tentative de suicide chez les personnes infectées. Et, plus étonnant encore, que les propriétaires de chats, porteurs naturels du germe, sont surreprésentés au sein des dépressifs sévères ».

Le journaliste observe que « ces résultats abondent dans le sens d’autres expériences similaires », puis note que « l’approche thérapeutique traditionnelle de la dépression est en grande partie fondée sur la certitude d’une relation de cause à effet : comme les antidépresseurs améliorent l’humeur en augmentant le niveau de sérotonine dans le cerveau, on en déduit que la dépression est le résultat d’un déficit de cette hormone qu’on sait indispensable à la maîtrise de soi et à la régulation de fonctions comme la température, le sommeil, l’appétit ou la douleur ».

« Avec d’autres neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine joue, en effet, un rôle central dans l’équilibre de la machine corporelle en évaluant le niveau d’alerte des stimuli sensoriels pour enclencher en conséquence les mécanismes de réaction chimique adéquats », poursuit Paul Molga.

Le journaliste observe toutefois qu’« en 2010, la découverte de plusieurs types de neurones libérant de la sérotonine a fait vaciller cette certitude, suggérant que des niveaux de sécrétion élevés pouvaient aussi bien accroître le stress qu’améliorer l’humeur, selon les régions du cerveau où la sérotonine s’accumulait. Dans une étude sur les rongeurs, l’équipe du Pr Gina Forster, de l’université du Dakota, a ainsi montré qu’un apport de sérotonine pouvait générer deux types de réactions antinomiques : une sensation d’apaisement ou un comportement réflexe comme la peur ». Le Pr Foster estime que « cela explique sans doute pourquoi des patients sous antidépresseurs se plaignent d’anxiété et de pensées suicidaires ».

Paul Molga ajoute que « la sérotonine n’est pas le seul messager impliqué dans le circuit neurologique qui gouverne nos émotions. L’Inserm, associé à six laboratoires dans le projet européen Devanx centré sur l’étude de l’anxiété, a également révélé le rôle d’autres agents clefs comme l’acide gamma-aminobutyrique (ou Gaba). (…) Certains chercheurs pensent qu’il servirait, entre autres, à nous calmer en contrôlant la peur ou l’anxiété qui se manifeste par une hyperactivité cérébrale. Leur hypothèse est renforcée par le fait que les anxiolytiques de la famille des benzodiazépines (…) se fixent précisément sur les mêmes récepteurs que le Gaba. S’ils parviennent à comprendre ces mécanismes de liaison, ils espèrent pouvoir stimuler naturellement la production de neurotransmetteur ».

Le journaliste indique enfin qu’« au Canada, les premières expérimentations de «psycho-neurothérapies» ont démarré. La méthode doit permettre aux patients dépressifs, avec un entraînement adapté, de rééquilibrer seuls leur juste niveau de neurotransmetteurs »

Date de publication : 15-12-2014

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