DE L’ASTRONOMIE A L’EMBRYOLOGIE CREATION DU MONDE, CREATION DE L’HOMME. – Journal Réel n°115


La naissance du monde est un grand mystère
.“Le monde s’est-il créé tout seul ?” interroge Patrice Van Eersel. Dans son dernier ouvrage, il consulte différents experts et sages, spiritualistes, scientifiques et agnostiques. Ce mystère va sûrement encore nous faire réfléchir longtemps. Au point que je me demande même s’il ne nous est pas posé pour nous faire réfléchir. La création en fait ne serait-elle pas en elle-même une immense question posée à l’homme afin de le faire cheminer ?“C’est le doute et le mystère que vous m’aurez appris le mieux“ Le chêne liège. Francis Cabrel.
Alors promis, le premier d’entre nous qui se retrouve au ciel ou ailleurs, là où est la réponse avec certitude, envoie un mail ou un message de son choix à tous les autres. En attendant continuons notre réflexion en essayant de la rendre féconde à nous-même

Notre naissance, notre création nous pose autant de questions même si apparemment elle est mieux connue. L’embryologie nous décrit notre histoire depuis le début, depuis la rencontre de l’ovule et du spermatozoïde jusqu’à la création de notre forme d’humain vers 3 mois in utero.
En fait, dans l’embryologie nous retrouvons des formes concrètes qui sont une sorte de réponse à d’autres questions. Comme si ce qui se passe dans l’infiniment petit pouvait nous donner des réponses à ce qui se passe dans l’infiniment grand.
Les grandes questions philosophiques et spirituelles prennent alors des aspects concrets. Et pourquoi pas s’en inspirer pour réfléchir sur la création de l’univers ?
Que penser d’abord du fait qu’entre la fécondation de l’oeuf par le spermatozoïde et l’implantation, il se passe 7 jours. N’est-ce pas cette notion inscrite en chacun de nous qui a inspiré l’image de la création du monde en sept jours décrite dans la bible ? L’homme n’a-t-il pas décrit ce qui est en lui ? N’avons-nous pas en nous la réponse à tout ce qui existe dans le monde ? Banal me direz-vous, tous les sages l’ont évoqué, sauf qu’ici, en nous, cela prend une forme concrète.
Alors l’embryologie serait-elle un manuel de philosophie, de spiritualité appliquée ?

Continuons notre comparaison, et afin de ne pas lui donner valeur absolue, nous la qualifierons de poétique. Mais la poésie n’est-elle pas une des formes de la découverte ? Celle qui évoque en paraboles les idées avant la preuve.

Très rapidement après l’implantation, notre “corps“ est constitué de la rencontre de deux cavités, l’une est nommée par les scientifiques Amnios, l’autre Vitellin.

Imaginez  que deux “ballons de baudruche“ se rencontrent et se touchent.
L’amnios va donner l’ectoderme (système nerveux, organe des sens, relations aux autres). Le vitellin donnera l’endoderme,  le tube digestif, la respiration et toutes les zones de survie animale.
“Ame Noos et Vit tel un”. Entre l’homme à l’image de Dieu et la force de vie animale.
L’être humain est issu de la surface de contact de ces deux forces, d’où émerge une troisième force qui va constituer le mésoderme, d’où seront constitués les os, les muscles, les glandes, et le coeur. Tout ce qui permet à l’homme de mettre en acte ses émotions et son amour. Le coeur est l’organe qui se positionne peut-être le plus vite, en se plaçant en tête juste devant ce qui va devenir notre cerveau puis nos yeux qui en sont une expansion. Comment ne pas penser à la phrase de Saint Exupéry “on ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux“ ?
Encore un inspiré de première ce coquin de petit prince. Car au début de notre vie, le coeur est bien devant nos yeux, avant de venir se cacher ou se blottir dans la “cage thoracique”. A nous d’ouvrir la cage aux oiseaux dirait Pierre Perret. L’amour serait alors donné à l’homme comme moyen suprême ? Cela me rappelle quelque chose.