Coronavirus : pourquoi le nombre d’hospitalisations n’augmente-t-il pas au même rythme que les contaminations ?

Plus jeunes, les nouveaux contaminés développent moins de formes graves du Covid-19, explique l’épidémiologiste Pascal Crépey.

L’été s’achève sur un frisson d’inquiétude. Plusieurs indicateurs permettant de suivre l’épidémie de coronavirus suggèrent que celle-ci connaît un regain depuis plusieurs semaines : le nombre de nouvelles contaminations est en hausse, de même que le taux de positivité des tests PCR. Localement, des médecins généralistes ou hospitaliers expliquent voir passer davantage de malades du Covid-19 qu’à la fin du printemps. Cette tendance a justifié le durcissement des règles concernant le port du masque, désormais imposé en extérieur dans des quartiers de certaines villes.

Mais de nombreux lecteurs de franceinfo s’interrogent : pourquoi cette hausse du nombre de cas ne se reflète-t-elle pas dans le nombre de nouvelles hospitalisations et d’entrées en réanimation, comme c’était le cas avant le confinement ?

Des malades moins à risque

“La réponse est a priori simple, explique à franceinfo Pascal Crépey, épidémiologiste à l’Ecole des hautes études en santé publique de Rennes. Les populations qui s’exposent le plus en ce moment sont des populations plutôt jeunes.”

On sait depuis le début de l’épidémie que les populations jeunes sont moins sujettes aux formes graves du Covid-19, et ne se font donc pas hospitaliser dans les mêmes proportions.

Pascal Crépey, épidémiologiste

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