Comment ils ont DIABOLISÉ l’hydroxychloroquine du Pr Raoult

Xavier Bazin 19 aout 2020
Santé Corps Esprit.

Cher(e) ami(e) de la Santé,

En 40 ans de carrière, le Pr Raoult n’avait jamais vu une chose pareille :

« L’histoire de l’hydroxychloroquine est l’histoire la plus fantasque que j’ai entendue en médecine de ma vie »

Un médicament qui existe depuis 80 ans, qui a été prescrit peut-être à un tiers de la population du monde, qui en France a été vendu à 36 millions de pilules par an.

Et d’un coup, toutes les autorités commencent à dire que c’est quelque chose d’épouvantable, criminel, qu’on va tous mourir d’arythmie cardiaque parce qu’on prend ce médicament.

Je n’ai jamais entendu parler d’un truc aussi fantasque que ça, c’est inouï, inouï »[1].

Il a raison : cette histoire est invraisemblable, inouïe.

Inouïe, la façon dont les autorités ont cherché à diaboliser un des médicaments les plus sûrs au monde, alors qu’il était prometteur contre le Covid-19.

Les grands médias, l’Organisation mondiale de la Santé, le gouvernement français, les prestigieuses revues médicales…

…tous se sont rendus coupables d’une sidérante « manipulation de l’opinion », selon les termes du Pr Raoult.[2]

Il est temps de vous raconter cette affaire en détail, et croyez-moi, vous ne serez pas déçu du voyage :

Il y a 6 mois, l’hydroxychloroquine était reconnue mondialement comme un médicament sûr et efficace

Avant la crise du coronavirus, l’hydroxychloroquine (Plaquenil) avait une excellente réputation.

Cette molécule figure en bonne place sur la liste des « médicaments essentiels » de l’Organisation mondiale de la Santé[3].

C’est aussi un médicament que l’on connaît de longue date, car c’est un dérivé de la chloroquine, utilisée depuis les années 1950 par des centaines de millions de personnes dans le monde, en prévention du paludisme.

Aujourd’hui, l’hydroxychloroquine est très utilisée par les rhumatologues pour soigner les maladies articulaires inflammatoires, comme la polyarthrite rhumatoïde.

C’est un médicament courant, banal, donné aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes âgées.

Tous les médecins généralistes en ont prescrit au moins une fois dans leur vie.

Et avant mars 2020, jamais on n’a dit à ces médecins que ce médicament pouvait causer un risque cardiaque à leur patient, au point de devoir prescrire un électrocardiogramme avant de commencer le traitement.

Pour vous dire à quel point le Plaquenil était jugé « sûr » : il était en vente libre en France jusqu’au 15 janvier 2020 !

(A ce sujet, je ne suis pas du tout opposé à la décision récente d’avoir retiré ce médicament de la vente libre. Pour une raison simple : si vous avalez une boîte entière de Plaquenil d’un seul coup, vous risquez la mort, exactement comme pour le paracétamol – un autre médicament dont je milite de longue date pour qu’il soit donné sur ordonnance uniquement).

Le grand avantage d’un vieux médicament comme l’hydroxychloroquine, c’est qu’on en connaît parfaitement les risques éventuels, et les contre-indications.

Des millions de patients victimes de polyarthrite en ont avalé 200 à 600 milligrammes tous les jours, pendant des années.

Vous avez bien lu jusqu’à 600 milligrammes par jour, pendant des années, sans problème…

…alors que, contre le Covid-19, le Pr Raoult en donne 600 milligrammes pendant 10 jours seulement !

Vous imaginez bien que vous avez beaucoup moins de risques sur quelques jours que sur des années !

Des effets indésirables rares, connus et parfaitement évitables

Sur 10 jours, le seul risque d’effet indésirable grave concerne le cœur : il arrive que l’hydroxychloroquine cause un trouble du rythme cardiaque (arythmie).

Mais c’est très très rare, peut-être 1 cas sur 10 000.

C’est tellement rare qu’une grande étude réalisée sur plus de 900 000 personnes traitées par hydroxychloroquine n’a pas trouvé la moindre surmortalité ou le moindre problème cardiaque avec ce médicament[4].

Et en plus, si l’on ne veut prendre aucun risque, il existe une solution simple pour éviter à coup sûr cet effet indésirable :

  • Ne pas donner ce médicament à ceux qui souffrent de problèmes cardiaques graves ;
  • Et pour tous les autres, par surcroît de précaution, effectuer un électrocardiogramme avant et après la prise du médicament, pour voir si le rythme cardiaque a été modifié.

C’est exactement ce qu’a fait le Pr Raoult à Marseille…

…et il n’a pas eu le moindre problème cardiaque chez plus de 4 000 patients qu’il a traités à l’hydroxychloroquine + azithromycine.

Avec les énormes précautions qu’il a prises, et avec des médicaments aussi sûrs, c’était parfaitement prévisible.

Et c’est précisément pour cette raison que l’hydroxychloroquine m’a paru prometteur dès le début : parce que c’est un médicament sans risque, quand il est bien utilisé !

Il était évident qu’on n’avait rien à perdre à l’essayer, dès les premiers symptômes, même si on n’avait pas encore d’étude définitive à 100 % sur son efficacité !

Prenons l’exemple d’un homme de 86 ans, qui souffre d’hypertension et de diabète.

Si cet homme est testé positif au coronavirus, il a un risque de mourir très élevé, supérieur à 10 %.

Pourquoi lui interdire de recevoir le protocole du Pr Raoult – qui comporte un risque microscopique (moins de 0,001 %) d’avoir un problème cardiaque ???

C’est du simple bon sens.

Mais ce n’est pas du tout comme ça que les choses se sont passées.

Le 27 mars, le gouvernement français a pris deux décisions scandaleuses, voire criminelles :

  • Il a interdit aux médecins généralistes de prescrire l’hydroxychloroquine aux malades du Covid-19… et interdit aux pharmacies de ville de leur délivrer ce médicament;
  • Et il a restreint considérablement la possibilité de prescrire ce médicament à l’hôpital, en le réservant aux cas les plus graves, et après accord d’un « collège de médecins».

C’est fou, ahurissant, incompréhensible.

Mais ce n’était que le tout début de la « guerre » contre l’hydroxychloroquine.

Le plus incroyable est venu après :

HALLUCINANT : des médecins testent l’hydroxychloroquine à des doses MORTELLES !

Tout a commencé au Brésil, à l’hôpital public de Manaus.

En mars dernier, des médecins ont testé un dosage ahurissant de chloroquine : 600 mg deux fois par jour pendant 10 jours…

…soit deux fois la dose du Pr Raoult, avec une molécule moins sécuritaire (la chloroquine plutôt que l’hydroxychloroquine).

Et contrairement à ce qu’a fait le Pr Raoult à Marseille, ils n’ont pas hésité à donner cette dose énorme de chloroquine à des malades ayant de graves troubles cardiaques.

Résultat : dès le début du mois d’avril, les chercheurs ont dû arrêter l’essai clinique, qui était en train de causer des morts[5].

Et c’était totalement prévisible, vu les doses énormes utilisées.

Est-ce une forme de « complot » contre la chloroquine, un vieux médicament générique qui ne rapporte rien à l’industrie pharmaceutique ?

Ou bien est-ce seulement de l’incompétence crasse, criminelle ?

Je ne sais pas.

Mais ce qui s’est passé au Brésil s’est passé également en Grande-Bretagne.

Dans le grand essai clinique britannique appelé Recovery, les chercheurs ont donné – tenez-vous bien – 2 400 mg d’hydroxychloroquine aux malades le premier jour !

« Recovery utilise une dose que jamais personne n’a utilisé de 2,4 grammes le premier jour c’est-à-dire 4 fois la dose que l’on utilise à l’IHU », s’est ému le Pr Raoult[6].

Les manuels de médecine indiquent pourtant qu’un patient moyen qui avale 2 grammes d’hydroxychloroquine en 24 heures doit être hospitalisé d’urgence !

C’était de la folie de prévoir une telle dose d’hydroxychloroquine.

Mais cela a eu au moins un effet positif : faire la preuve que c’est une molécule sans danger !

Car figurez-vous que malgré ces doses énormes, données à des malades gravement atteints, les chercheurs n’ont pas noté de problèmes cardiaques.

Comme l’a dit le Pr Raoult sur twitter : « L’essai Recovery montre bien une chose : avec une dose initiale quatre fois supérieure à celle que nous utilisons à Marseille, supérieure au maximum autorisé dans les livres de recommandations (cf Vidal), l’hydroxychloroquine n’est pas toxique pour les patients ».

Ce résultat positif n’empêche pas de se poser la question : pourquoi les Britanniques ont-ils « surdosé » ?

Et pourquoi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a-t-elle pris la même décision absurde ?

Oui, l’OMS aussi a utilisé un surdosage d’hydroxychloroquine dans sa grande étude Solidarity !

La dose initiale donnée aux malades est de 2 000 mg sur les premières 24 heures[7], soit un dosage supérieur à la limite de toxicité !

C’est du « grand n’importe quoi », d’autant que dans tous ces essais, l’hydroxychloroquine est donnée très tardivement, longtemps après le début de l’infection, ce qui lui donne peu de chances d’avoir un effet thérapeutique, car les anti-viraux doivent être donnés le plus tôt possible.

Au total, ces dosages sont dangereux et incompréhensibles.

Mais on est allé un cran supplémentaire dans l’absurde avec l’étude du Lancet :

SCANDALEUX : ils publient une étude frauduleuse pour faire croire à la dangerosité de l’hydroxychloroquine

Ce qui s’est passé fin avril dans la revue médicale The Lancet est franchement sidérant.

The Lancet, c’est un des journaux médicaux les plus prestigieux au monde.

Tout chercheur rêve de publier un jour une étude dans cette revue, qui est très sélective.

Et pourtant, cette revue a publié une étude entièrement frauduleuse

…qui annonçait que l’hydroxychloroquine provoque 30 % de morts en plus chez les malades du Covid-19 !

Et le pire, c’est que la fraude était évidente !

En un coup d’œil, le Pr Raoult a vu que cette étude était « foireuse », et l’a dit publiquement.

Moi-même, modeste Xavier Bazin, dès le 27 mai, je vous ai expliqué pourquoi c’était une étude « poubelle »[8].

Et en effet : le 4 juin, The Lancet a dû retirer cette étude frauduleuse, dont les chiffres ont probablement été purement et simplement inventés !

Après enquête, on a appris que ces chiffres sont sortis d’une entreprise totalement inconnue nommée Surgisphere, qui déclare ne compter que quelques salariés, dont un auteur de science-fiction, et une ancienne actrice de films d’adultes !

Mais la fraude était évidente dès le départ.

Avec tout ce qu’on savait sur la sécurité de l’hydroxychloroquine, il était évident que ces chiffres inquiétants étaient faux.

Même les éditeurs du Lancet le savaient pertinemment, puisqu’ils avaient reçu les résultats de Marseille avant de publier leur étude « poubelle ».

Écoutez-bien ce que dit le Pr Raoult, c’est glaçant :

« La même semaine, la revue The Lancet a reçu trois articles : notre article sur 3 700 patients, où aucun mort n’était imputable à l’hydroxychloroquine ; l’étude fantasque des Pieds nickelés américains (NDLR : celle qui conclut à 30 % de morts en plus) , dont tout le monde pouvait voir qu’elle n’était pas vraie ; une troisième étude, dont j’ai fait la revue, qui rapportait une expérience de l’association internationale des rhumatologues. Or les gens du Lancet ont rejeté les deux études démontrant qu’il n’y avait pas d’accidents avec l’hydroxychloroquine, et publié l’étude des Pieds nickelés. Je ne suis pas paranoïaque mais là, on commence à se poser des questions ! »

Et il n’y a pas que The Lancet qui a fait preuve d’une infinie mauvaise foi.

Dans les jours qui ont suivi la publication de cette étude frauduleuse, tout le monde s’est précipité pour abattre l’hydroxychloroquine :

  • L’Organisation Mondiale de la Santé a demandé aux médecins d’arrêter d’utiliser ce médicament, et a stoppé son grand essai clinique Solidarity ;
  • Le Ministre de la Santé Olivier Véran a décidé d’interdire l’utilisation d’hydroxychloroquine à l’hôpital, alors qu’elle était déjà très restreinte;
  • En Belgique, en Suisse et dans d’autres pays, les traitements par hydroxychloroquine ont été largement ralentis ou arrêté

Tout ça, sur la base d’une étude manifestement frauduleuse, et qui n’était même pas randomisée contre placebo !

Le pire, c’est que cette affaire du Lancet n’est pas isolée.

D’autres études « bidonnées » ont essayé de faire croire à la dangerosité de l’hydroxychloroquine.

Comme cette étude américaine sur des vétérans américains[9], où l’on a donné l’hydroxychloroquine à des patients en état critique, dont beaucoup sont morts, évidemment… et où l’on a osé comparer ce résultat avec le taux de survie de patients en bien meilleur état !

Je pourrais encore vous parler d’autres études manipulées[10], dans le même sens, mais je m’arrête là.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que toutes ces études biaisées ou frauduleuses ont eu des effets énormes sur l’opinion publique, les médecins et les autorités de santé.

A chaque fois qu’une de ces études sortait, elle faisait les gros titres de la presse !

A chaque fois, le Ministre Olivier Véran les brandissait comme un trophée, pour justifier sa décision absurde d’interdire aux médecins de ville de prescrire ce médicament.

Voilà le monde dans lequel nous vivons.

Et pour conclure, je voudrais citer les paroles percutantes d’un des épidémiologistes les plus reconnus au monde, le Dr Harvey Risch :

« En tant que professeur d’épidémiologie à la Yale School of Public Health, j’ai rédigé plus de 300 publications évaluées par des pairs et j’occupe actuellement des postes de direction au sein des comités de rédaction de plusieurs revues de premier plan.

J’ai été déconcerté de constater qu’en pleine crise, je dois me battre pour un traitement soutenu pleinement par les données, mais qui pour des raisons n’ayant rien à voir avec une compréhension correcte de la science, a été mis à l’écart. 

Je parle, bien sûr, du médicament hydroxychloroquine. Lorsque ce médicament à prise orale, peu coûteux est administré très tôt dans l’évolution de la maladie, avant que le virus n’ait eu le temps de se multiplier de manière incontrôlable, il s’est révélé très efficace, surtout lorsqu’il est administré en association avec les antibiotiques azithromycine ou doxycycline et le complément nutritionnel zinc.

À l’avenir, je crois que cet épisode « non nécessaire » concernant l’hydroxychloroquine sera étudié par les sociologues de la médecine comme un exemple classique de la façon dont les facteurs extra-scientifiques ont pris le pas sur les preuves médicales claires »[11]

Bonne santé,
Xavier Bazin