Cannabis et schizophrénie : le lien se confirme

Le lien entre cannabis et schizophrénie se confirme encore une fois. La consommation de cannabis augmente fortement les risques de devenir schizophrène.

Ondes wifi, étonnant !

    Publié dans la lettre de Médecine du sens…

David Fincher pourrait réaliser le nouveau biopic sur Steve Jobs

On ne sait rien, ou presque, du nouveau film sur Steve Jobs. Produit par Sony, scénarisé par Aaron Sorkin, il pourrait être réalisé par David Fincher selon The Hollywood Reporter. Ce réalisateur a déjà travaillé avec Aaron Sorkin sur un biopic de Mark Zuckerberg, The Social Network. Au vu du résultat, on peut dire que le choix de les associer à nouveau sur ce projet est plutôt une bonne nouvelle.

La vodka tue, c'est prouvé ! C’est normal, c’est le but !!!

Philipe Pétain s'était rendu célèbre (entre autres !), par l'aphorisme inattaquable : le feu tue. Richard Peto renforcera-t-il sa notoriété en épidémiologie avec la conclusion tout aussi inattaquable d'une étude qu'il cosigne : la vodka tue. En substance, des épidémiologistes russes, britanniques, français et américains se sont associés pour évaluer les conséquences sur la mortalité de la consommation d'alcool et plus spécifiquement de celle de vodka couramment utilisée pour des alcoolisations massives.

Un régime pour la SLA ? LES PISTES D'OLIVIER SOULIER.

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une affection dont l'évolution est inexorable avec une médiane de survie estimée à 30 mois. La mort est le plus souvent liée à l'atteinte des muscles respiratoires à un stade ou le patient est dans un état proche d'un lock-in syndrome. Aussi n'est-il pas surprenant d'apprendre que c'est, proportionnellement, la première pathologie en cause dans les suicides ou les demandes de suicide assisté, dans les pays où cela est autorisé. Malgré de multiples essais thérapeutiques ayant pu paraître prometteurs ces dernières années, il n'existe encore aucun traitement curatif de la maladie. Un groupe multicentrique américain a voulu explorer la piste d'une intervention diététique à visée thérapeutique dans cette affection.

Le Botox rend-il idiot ?

C’est ce que se demande Pour la Science, qui note qu’« en paralysant les muscles faciaux, cette substance modifie les émotions que l'on peut ressentir, par exemple, en lisant un texte ». Le magazine explique que « David Havas et ses collègues de l'Université du Wisconsin (Etats-Unis) [Cosmetic use of botulinum toxin-a affects processing of emotional language, Psychol Sci. 2010;21(7):895-900] ont injecté du botox à des jeunes femmes dans certains muscles du front où se forment les rides, mais qui servent aussi à exprimer des émotions négatives comme la tristesse ou la colère ».

Anorexie : la nécessité d’un regard holistique

L’anorexie mentale correspond à un refus de s’alimenter avec une peur obsessionnelle de prendre du poids. Cette privation est souvent accompagnée d’une détestation de son propre corps. La personne ne reconnaît pas sa maigreur dans le miroir et se trouve toujours trop grosse. Il s’agit donc avant tout d’une pathologie de la perception de soi. La dénutrition entraîne une dégradation progressive de la santé qui peut conduire à une hospitalisation.

Des médecins s’alarment de la hausse des tentatives de suicide chez les jeunes filles.

Pascale Krémer note dans Le Monde que « la revue de formation médicale Le Concours médical […] dévoile les premiers résultats d'une enquête épidémiologique menée conjointement par la faculté de médecine et l'Institut universitaire de santé public de Poitiers et l'Observatoire régional de la santé d'Alsace ». La journaliste explique que l’enquête a été menée en juin 2012 auprès de « 1.817 jeunes de 15 ans tirés au sort, dans 171 établissements scolaires des régions Poitou-Charentes et Alsace, [qui] ont répondu à un long questionnaire de 88 questions sur la santé ». Pascale Krémer évoque des « résultats inquiétants », soulignant qu’« à 15 ans, près de 21% des filles et près de 9% des garçons ont déjà tenté de se suicider ».

SEP, l’hérédité pèse moins lourd que prévu

Les mécanismes de déclenchement de la sclérose en plaques (SEP) sont encore mal connus. Des facteurs environnementaux ont été incriminés, notamment certaines infections virales. Les enquêtes épidémiologiques ont aussi mis à jour l’implication de facteurs génétiques et plus de 100 gènes ou loci génétiques ont été décrits comme associés à la maladie. Il est encore difficile de déterminer précisément la part de chacun de ces deux types de facteurs dans l’apparition de la SEP.

La peste noire aurait modifié notre génome

La peste noire aurait imprimé sa marque dans le génome humain en favorisant les individus porteurs d'une certaine séquence génétique, conclut une étude publiée dans la revue de l'Académie américaine des sciences (PNAS). Arrivée par les routes de la soie à Gênes puis à Marseille en 1347, la peste noire extermina un tiers des Européens en moins de cinq ans. Le «fléau des Dieux» terrorisa les populations qui virent en lui la main du diable, des juifs ou des lépreux. Mais il trouvait son origine dans une bactérie: Yersinia pestis, qui n'épargna que les individus les plus résistants.

Injections intra-lésionnelles d’interféron dans la maladie de La Peyronie, quels résultats ?

La maladie de La Peyronie (MLP), décrite en 1743 par François Gigot de La Peyronie, premier chirurgien de Louis XV, est caractérisée par une induration plastique de l’albuginée des corps caverneux de la verge ; survenant surtout entre 40 et 60 ans, elle associe habituellement une courbure pénienne, une inflammation et des douleurs, qui retentissent sur la vie sexuelle. Non traitée, elle évolue vers une aggravation de l’incurvation. Parmi les nombreux traitements proposés, les injections intra-lésionnelles (IIL) sont les plus performantes ; les auteurs américains ont utilisé l’interféron-α2B (IFN) dont ils ont évalué l’efficacité en fonction de la précocité du traitement tout en essayant de déterminer les facteurs prédictifs de réussite.

Circoncision : le débat auquel le Conseil de l’Europe ne pouvait pas couper !

Paris, le vendredi 31 janvier 2014 – L’adoption en octobre par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) (instance qui « représente » tous les pays de la zone Europe et qui n’a pas de force contraignante sur ses états membres) d’une résolution qualifiant la circoncision d’acte de « coercition et de violation des droits de l’enfant » avait provoqué un émoi considérable au sein des communautés juives et musulmanes (et même au-delà de ces groupes religieux).

Autisme : utilisation bénéfique d'un traitement diurétique

Le Parisien observe que « les niveaux de chlore anormalement élevés dans les neurones du fœtus pendant l'accouchement sont déterminants dans l'apparition de l'autisme et peuvent être réduits par l'administration précoce d'un médicament diurétique, selon une étude sur l'animal » parue dans Science. Le journal note ainsi que « le Pr Yehezkel Ben-Ari, directeur de recherche émérite à l'Inserm et son équipe de l'Institut de neurobiologie de la Méditerranée (INMED) […] viennent de franchir un cap dans la compréhension de ce trouble du développement ».

Cancer du sein : une nouvelle étude relance la polémique sur les mammographies

Le Parisien et L'Express indiquent que « la pratique de mammographies annuelles ne permet pas de réduire la mortalité par cancer du sein, selon une étude canadienne [parue dans le British Medical Journal] qui relance la polémique autour de l'intérêt des campagnes de dépistage organisé ». Le Parisien explique que cette étude de la Canadian National Breast Cancer Screening Study, « réalisée sur près de 90.000 femmes âgées de 40 à 59 ans, suivies pendant 25 ans, a montré que les femmes qui avaient subi des mammographies annuelles pendant 5 ans n'avaient pas moins de risque de mourir d'un cancer du sein que celles ayant seulement bénéficié d'un examen physique ».

Vulvodynies, plus de femmes qu’on ne croit…

Une vaste enquête réalisée aux Etats-Unis a mis en évidence la fréquence des vulvodynies, ces douleurs ou brûlures vulvaires persistantes, au cours ou au décours de rapports sexuels, en l’absence d’anomalies objectives, telles qu’une infection ou une dermatose.