« Cardiologie : on peut vraiment avoir ‘le cœur brisé’ »

Commentaire. On peut avoir le coeur brisé, pas seulement au niveau sentimental ; mais avec des répercutions, réellement, cardiaques en cas de coeur brisé émotionnellement.

Encore un bel exemple de somatisation.

 

 

L’ARTICLE :

Le Parisien note sous sa rubrique « santé » que « les médecins s’intéressent de plus en plus au syndrome du cœur brisé, une vraie maladie cardiaque, provoquée par le stress ».

Le journal rappelle notamment que « le syndrome du cœur brisé, dont la Fédération de cardiologie […] recense plus de 2000 par an dans l’Hexagone, a été décrit pour la première fois dans les années 1990 au Japon ».

« Une véritable maladie du muscle cardiaque : soumis à un stress aigu, inondé des hormones que ce dernier déclenche, le ventricule gauche se retrouve dans un spasme, «KO et comme sidéré», explique Claire Mounier-Véhier, cardiologue au CHRU de Lille et présidente de la Fédération de cardiologie. A l’échographie, le muscle présente alors une drôle de forme de «ballon dégonflé» ou de vase. Cette ressemblance avec une amphore japonaise utilisée pour… capturer les pieuvres (de « tako », pot, et « tsubo », poulpe) lui vaut le nom scientifique de maladie de tako-tsubo », précise Le Parisien.

Le quotidien indique par ailleurs que « selon une étude menée par des chercheurs de l’université de Zurich (Suisse) et publiée cet automne dans le New England Journal of Medicine, les gros chocs émotionnels se révèlent déclencheurs de tako-tsubo dans près de 28% des cas », ou encore souligne que « cette affection aiguë du cœur frappe 9 femmes pour 1 homme ».

Le journal note enfin que « selon les chercheurs zurichois, le taux de mortalité du syndrome du cœur brisé serait de 3,7%. La bonne nouvelle, c’est qu’une fois diagnostiquée, […] cette insuffisance cardiaque aiguë est réversible ».

Le Dr Mounier-Véhier remarque ainsi qu’« en 4 mois, normalement, on a récupéré », « le temps de suivre un traitement à base de bétabloquants et d’anticoagulants », conclut le Parisien.

 

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Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 105