« Cancer du sein : la méditation améliore la santé des survivantes »

Commentaire.

Cela confirme ce que David Servan Schreiber nous avait répété dans son livre « Anti-Cancer ».

L’ARTICLE :

Le Point indique en effet que « pour la première fois, des chercheurs canadiens viennent de constater un impact physique sur les cellules de survivantes du cancer du sein après seulement 3 mois de pratique de méditation ou de thérapie de groupe ».

Le magazine explique que « ces pratiques semblent impacter la longueur des télomères, des composants essentiels des chromosomes, qui raccourcissent avec l’âge, l’inflammation et le stress, entraînant un risque plus élevé de maladies telles que les maladies cardiovasculaires ou certaines formes de cancer (sein, prostate, côlon, poumon…) ».

Le Point livre ainsi les détails de ce travail paru dans Cancer : « Quatre-vingt-huit femmes ayant survécu à un cancer du sein ont participé à l’étude. Leur âge moyen était de 55 ans, elles avaient toutes terminé leur traitement contre le cancer – généralement depuis plus de 2 ans -, mais éprouvaient encore des niveaux significatifs de stress ».

« Les participantes du premier groupe ont suivi durant 8 semaines des sessions de 90 minutes hebdomadaires de méditation pleine conscience, avec des exercices développés sur l’attention et la conscience du moment présent dans une posture ouverte et non critique. On leur a également demandé de pratiquer la méditation et des exercices de yoga chez elles durant 45 minutes chaque jour », indique l’hebdomadaire.

Le magazine note que « les participantes du deuxième groupe se sont […] rencontrées chaque semaine 90 minutes durant 12 semaines au côté d’une psychologue qui les a encouragées à exprimer ouvertement leurs émotions et sentiments. Enfin, les participantes du groupe témoin ont simplement assisté à un séminaire de gestion du stress de 6 heures ».

Le Point souligne que « la longueur des télomères des femmes ayant suivi des séances de méditation ou une thérapie de groupe s’est avérée meilleure que celle dans le groupe témoin (dans celui-ci, la longueur des télomères a diminué). Ces premiers résultats encourageants viennent confirmer l’importance du mode de vie et de pensée sur le vieillissement cellulaire et la santé en général ».

L’hebdomadaire relève qu’« introduite en milieu hospitalier il y a seulement quelques années en France, la méditation accumule les arguments en sa faveur, notamment pour les patients souffrant ou ayant souffert d’un cancer. On lui reconnaît déjà des effets sur la réduction des douleurs chroniques, l’hypertension, l’excès de cholestérol, le stress post-traumatique, la prévention des épisodes dépressifs, ainsi que sur la concentration ou la créativité ».

Le magazine ajoute que « la méditation au sens large englobe aussi certaines formes de mouvements comme le qi gong, la marche consciente ou le tai-chi. […] La dernière étude en date (publiée dans le Journal of the National Cancer Institute) suggère que le tai-chi pourrait être un remède utile contre l’inflammation chronique dont souffrent des survivantes du cancer du sein en cas d’insomnie ».

Date de publication : 10-11-2014

http://www.mediscoop.net/index.php?pageID=200aa46e5f57e85d64b4d16e88217564&midn=6904&from=newsletter