« Bisphénol A, les fabricants contre-attaquent »

 

Commentaire. La chimie et la pharmacie résistent. Qui en aurait douté ?

Regardons ces industries qui défendent leur droit à la naissance pour maintenir coûte que coûte leur marge intimement liée à la dangerosité de leurs produits ou de leurs procédures.

Souvenez-vous il a même longtemps été présent dans les biberons : le

Bisphénol A. Modulateur hormonal, un des plus dangereux des produits les plus dangereux que vous pouvez rencontrer couramment. Les plastiques, ou de simples tickets de caisse. En quelques secondes de contact cutané, il pénètre dans votre organisme.

Interdit en France depuis le 1er janvier, les lobbys ont réussi à ce que l’Europe ne l’interdise pas encore.

Notez bien que les arguments opposés par les fabricants sont des avis européens, très influencés par les lobbys ou pire des études américaines et quand ont sait les intérêts américains.

Nous voyons bien que l’industrie est prête à tout pour maintenir ses marges.

Ici la France est pionnière. Bravo.

 

L’ARTICLE :

La Croix indique que « le conseil constitutionnel va examiner à la demande des fabricants de matières plastiques la constitutionnalité de l’interdiction généralisée du bisphénol A dans les contenants alimentaires ».

Le journal relève ainsi que « pour certains, la France est une pionnière dans le combat contre le bisphénol A, ce composé chimique utilisé dans les plastiques ou les tickets de caisse. Pour d’autres, dont les fabricants de matière plastique regroupés dans l’association PlasticsEurope, elle a fait une interprétation abusive du principe de précaution. Et c’est le Conseil constitutionnel, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité, qui devra trancher dans les 3 mois ».

La Croix rappelle qu’« en 2010, les parlementaires français interdisent la présence de bisphénol A – accusé d’être un perturbateur endocrinien – dans les biberons. Cette interdiction sera généralisée dans la foulée à l’ensemble de l’Union européenne ».

« Deux ans plus tard, la France élargit l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans à partir du 1er  janvier 2013 et à l’ensemble des canettes, barquettes et boîtes de conserve à compter du 1er  janvier 2015 », poursuit le journal.

Le quotidien relève que « des substituts ont été mis au point par les industriels, avec parfois une efficacité limitée. […] Les industriels n’ont pas désarmé pour autant. Un avis de l’agence européenne pour la sécurité des aliments, réévaluant son analyse des dangers du bisphénol A, a changé la donne ».

La Croix souligne ainsi que « publié en janvier dernier, […] cet avis considère au vu des dernières études scientifiques disponibles, que l’exposition de la population au bisphénol A, y compris par la voie alimentaire, est «considérablement inférieure au niveau sans danger». Ce qui semble exclure l’extension à l’ensemble de l’Europe de la réglementation française ».

Le journal remarque que « la toxicité du bisphénol A reste un sujet «scientifiquement fortement débattu», reconnaît l’agence sanitaire française (Anses), dans une note publiée la semaine dernière. Il existe notamment des divergences entre les experts français et européens. Tous attendent les résultats d’une large enquête épidémiologique menée aux États-Unis, qui devraient être publiés dans 2 ou 3 ans, pour y voir plus clair ».

« En attendant, tout dépend de l’interprétation qui est faite du principe de précaution. Pour les fabricants de matière plastique, celle de la réglementation française «porte une atteinte non justifiée à la liberté d’entreprendre» », conclut La Croix.

Date de publication : 23-06-2015

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Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 75