« Bipolaires, enquête sur le mal de l’époque »


Le Point 14 11 2013 médiscope.

L’avis de Olivier Soulier.

Il nous faut nous interroger sur ces «épidémies « comme aussi celle des enfants hyper actif.

Le fait que les enfants n’aient plus le droit de faire leurs maladies infantiles d’adaptation et d’élimination finit par les mettre en impasse.

Une fois mise en place la bipolarité se transmet en plus très facilement par la relation. 

N’oublions pas aussi que la mise en avant de ces pathologie et leur sur estimation (en particulier par les aspect du DSM) permet au laboratoire d’espérer une sur prescription pharmaceutique et des augmentations de chiffre qui se calculent en milliard de dollars. A ce prix ça vaut la peine soit de rendre malade, soit de dire que vous êtes malade. Il n’est plus possible aujourd’hui de comprendre ce qui se passe en matière médicale sans poser d’abord un éclairage financier.

C’est ce que titre Le Point sur sa couverture. Le magazine publie un dossier sur le sujet, relevant que « cette maladie touche 5% de la population. La bipolarité chamboule les humeurs, entre vertiges et abîmes, et fait de l’existence un parcours d’obstacles ».
L’hebdomadaire relève entre autres qu’« autrefois, ce mal étrange s’appelait maniaco-dépression, puis, le diagnostic s’affinant, les spécialistes lui ont donné cette appellation, hermétique pour le profane, de bipolaire. […] Combien de bipolaires en France ? Les chiffres fluctuent entre 4 et 6,4% de la population adulte. Ils augmentent à tel point que certains médecins s’alarment d’un surdiagnostic du trouble, constatant que, outre l’explosion du nombre de malades, le catalogue des symptômes s’élargit ».
« Les spécialistes s’indignent de ce reproche, ils expliquent que cette maladie malcommode à reconnaître, d’une part, serait de mieux en mieux dépistée et que, d’autre part, notre époque la favoriserait », continue Le Point.
Le magazine livre des propos de médecins, des témoignages de patients, et fait le point sur « ce que l’on sait aujourd’hui », rappelant notamment que « les enfants de parents atteints ont un risque multiplié par 5 à 10 de développer la maladie ».

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