Après les laboratoires, la finance veut dévorer les pharmacies.

 

Commentaire. Financiarisation de la médecine, ça continue.

Il y a quelques années l’autorisation du rachat des laboratoires d’analyse médicale par des fonds financiers avait déclenché une véritable razzia et quelques années après rachat et regroupement tout le secteur est passé sous contrôle de financier. Aujourd’hui la menace pèse sur les pharmacies et cela ne dit rien de bon pour la médecine. Nous voyons depuis 30 ans que la financiarisation de l’économie et du monde est systématiquement synonyme de destruction.

Elle s’accompagne d’un appauvrissement de classes entières de la population ou de régions de la planète. De destructions écologiques majeures. D’augmentation ultra rapide du déséquilibre entre les riches et les pauvres.

Malheureusement, il semble que la finance n’ait aucune fore de conscience, c’est une réalité. Les entrepreneurs et les créateurs ont souvent une conscience du monde. Il semble que la finance est aveugle ou psychotique. Folle dans tous les cas. Destructrice nous l’avons vu.

Nous pourrions analyser la psychisme de la finance, la psychopathologie de la finance serait-il préférable de dire. Puisqu’il faut bien le reconnaitre cela apparait de plus en plus comme une maladie. Une maladie de ceux qui la pratiquent, comme une maladie de la planète. Et cette maladie, s’il faut en parler davantage, relève plus d’une psychose que d’une de nos simples névroses.

Symboliquement, la finance regroupe et attire ceux qui dans leur histoire ont eu un manque amoureux qui semble impossible à combler ou qui ont un besoin de toute puissance énorme. Un vide sans fond.

Nous voyons chaque jour comment la finance complètement folle détruit la planète, et ces mêmes financiers détruisent l’habitat de leurs propres enfants et petits enfants. C’est bien au-delà de l’égoïsme et de l’avidité, c’est de l’ordre de l’inconscience suicidaire. De la folie pure.

 

 

L’ARTICLE :

Amazon se prépare à avaler le secteur de pharmacie d’officine aux Etat- Unis

Le site d’information américain CNBC a annoncé le 1er juin, qu’un directeur général avait été embauché par Amazon avec pour mission de conquérir le marché de la pharmacie d’officine dématérialisée.

Déjà, on peut trouver sur le site de cette firme, basée à Seattle, un large choix de matériel médical et de médicaments à la vente sans prescription (OTC).

Comme cela n’était pas suffisant, c’est à la vente des médicaments avec prescription que souhaite s’en prendre Amazon, tenté par ce marché d’un chiffre d’affaire de 300 milliards de dollars par an pour 4 milliards de prescriptions.

Et au-delà des Etats Unis, Amazon s’est associé au Japon avec deux chaines de pharmacies locales pour tester la vente en ligne, avec livraison rapide après avoir rempli en ligne un formulaire sur ses symptômes et antécédents médicaux qui sera validé par un pharmacien.

Au Royaume-Uni, la réglementation sur la vente des produits de santé reste plus stricte qu’aux Etats Unis ou au Japon, mais Amazon tente tout de même de s’y imposer. Dans le magazine The Times, David Jinks, expert en consommation, déclare « le Royaume-Uni a déjà été utilisé à plusieurs reprises par Amazon comme banc d’essai pour le lancement de nouveaux services » et qu’il est tout à fait envisageable que l’entreprise puisse « entreprendre dans le pays des tests de lancement dans le secteur pharmaceutique ».

Pour l’instant, en France, la loi interdit la vente de médicaments sous prescription en ligne et oblige à l’achat en pharmacie, pour l’instant nous sommes donc protéger de l’ogre Amazon sur ce plan.

RW – PG

Source

Article de Benoît Thelliez

http://www.jim.fr/medecin/pratique/recherche/e-docs/etats_unis_logre_amazon_serait_pret_a_devorer_le_secteur_de_la_pharmacie_dofficine_165771/document_actu_pro.phtml

 

Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 167