Anorexie / boulimie : une protéine bactérienne mise en cause

Commentaire.

Nous retrouvons ici le rôle très important du système bactérien dans l’équilibre digestif et celui de la faim.

Si en plus vous comprenez que Echerichia Coli parle du problème de la sexualité dans le couple. D’une façon de dire «ai-je au lit la richesse souhaitée ?» Cela pose le problème de l’anorexie boulimie au plan du désir, et directement en lien avec la sexualité.

A voir la vidéo.

L’ARTICLE :

Une protéine produite par certaines bactéries intestinales qui serait à l’origine des troubles du comportement alimentaire (TCA) tels que l’anorexie mentale, la boulimie, l’hyperphagie. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives de diagnostic et de traitement spécifique.

Les troubles du comportement alimentaire (TCA) tels que l’anorexie mentale, la boulimie, l’hyperphagie touchent environ 5% à 10% de la population générale sans que l’on connaisse les mécanismes biologiques en cause. Des chercheurs de l’Unité Inserm 1073 “Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau” (Inserm/Université de Rouen) révèlent l’implication d’une protéine produite par certaines bactéries intestinales qui serait à l’origine de ces troubles. Les anticorps produits par l’organisme contre cette protéine réagissent aussi avec la principale hormone de la satiété en raison d’analogies de structures. Selon les chercheurs, ce mécanisme qui induit des variations de la prise alimentaire pourrait à terme être corrigé.

Ces résultats ont publiés en ligne le 7 octobre dans la revue Translational Psychiatry.

Voir la découverte en vidéo :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=f6UgdQXK7Jw#t=46

« Des bactéries intestinales mises en cause dans l’apparition de la boulimie et l’anorexie »

Denis Sergent annonce dans La Croix qu’« une équipe française vient de montrer le rôle décisif d’une protéine secrétée par une bactérie intestinale dans le déclenchement de l’anorexie et de la boulimie ».

Le journaliste explique ainsi que « l’équipe de Sergueï Fetissov et Pierre Déchelotte (Inserm/Université de Rouen) vient de montrer comment les micro-organismes que nous hébergeons dans notre corps interfèrent avec le bon fonctionnement de celui-ci. […] Ces chercheurs ont identifié une protéine qui s’est avérée la copie conforme de l’hormone de la satiété ».

Denis Sergent indique que « cette protéine au nom barbare (ClpB) est fabriquée par certains colibacilles présents naturellement dans la flore intestinale. Quand elle se retrouve dans le sang après avoir traversé le tube digestif, identifiée comme une protéine étrangère, «elle est en quelque sorte prise en charge par des anticorps du système de défense de l’organisme», explique Pierre Déchelotte, chercheur et clinicien au CHU Charles Nicolle ».

Le chercheur ajoute que « les anticorps vont aussi réagir à l’hormone de la satiété, qui elle aussi circule dans le sang et dont la structure ressemble beaucoup à celle de la protéine bactérienne, modifiant son effet satiétogène ».

Denis Sergent note que « selon la façon dont les anticorps vont se lier à cette hormone, et le temps durant lequel ils vont le faire, cela déclenchera soit une sensation de satiété (anorexie), soit l’absence de cette même sensation (boulimie, hyperphagie) ».

Le journaliste précise que « ces résultats ont été obtenus en partie chez la souris. […] Mais ils reposent également sur l’analyse des données de 60 patients qui présentaient des troubles alimentaires plus ou moins sévères. […] Ces patients présentaient des taux sanguins d’anticorps dirigés contre la protéine ClpB très élevés ».

Denis Sergent souligne enfin que « ces données valident la pertinence de recherches actuellement très en vogue sur «l’axe intestin-cerveau» ». 

 

http://www.mediscoop.net/index.php?pageID=ac07821af0dbb09ebd31de5c32a93b51&id_newsletter=6798&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=medi_2_31928&midn=6798&from=newsletter