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LA COMMUNICATION NON-VERBALE
De grands thérapeutes, comme Milton Erickson (1), ont servi de modèle pour comprendre ce qui se jouait de non-verbal dans un entretien. Cela a donné les bases de la PNL (programmation neurolinguistique), une utilisation raisonnée, à défaut d’être spontanée et intuitive, des messages non-verbaux et des messages cachés dans notre verbal. Cela reste cependant au niveau verbal et perceptif (à travers les organes des sens).
Les animaux, dans leurs danses amoureuses et leur relation de dominance et de soumission, utilisent en permanence des messages non-verbaux. Nous avons nous aussi, de telles attitudes.
La communication non-verbale fonctionne à de nombreux niveaux qui vont de l’animal à l’intuition et à la communication de pensée. Tout notre être communique en permanence par tous ces niveaux.
Je termine mes courses dans un petit supermarché et je passe à la caisse. Arrive alors un papy raide du genou et boitant de la hanche, qui se précipite pour passer devant moi. Il prétexte au départ gentiment qu’il n’a que deux baguettes, mais au fond, si je fais mine de ne pas l’entendre, il cherche à s’imposer par ses mots et tout son corps, sans plus aucune gentillesse. Sa nuque est raide, son menton haut. Le thorax est bombé comme les insuffisants respiratoires. Une manière de garder l’air de peur d’en manquer.
Amusé, et tout à mon observation de la vie, je le laisse passer.
C’est un petit village, la caissière me dit, souriante « vous savez il est toujours comme ça ». J’ai envie de lui dire : « il suffit de le regarder, cela se voit ».
Sa difficulté relationnelle se traduit dans son thorax. En montant le menton, il espère compenser sa faiblesse. Par sa nuque raide, il me dit qu’il n’a pas vraiment le choix d’agir autrement. Et pourtant, j’en sais peut-être plus sur lui, à le regarder, qu’il n’en sait sur lui-même, pris dans son problème. Sa hanche traduit son refus du besoin de l’autre qu’il tente d’annuler par une attitude de domination. Dans son genou raide il me montre sa difficulté à renoncer pour grandir. Je le verrais bien faire de la politique, mais à partir de là, c’est moi qui fabule… Je pense que, si quelque part au fond de lui, une part de petit enfant reste conscient, lui-même ne l’est pas. Et c’est pour cela qu’avec les années, son corps exprime de plus en plus ses compensations. Ses compensations sont le message en négatif de sa souffrance, et ne sont que le reflet inversé de ce qu’il est vraiment. En fait, j’ai vu un petit enfant qui voulait me dire : « si seulement j’avais pu être entendu simplement, je n’aurai pas eu tant à m’imposer et à chercher toujours à passer malgré tout ». Il montre tout cela, il communique, mais ne le voit pas.
Tout notre corps, par toutes nos attitudes, est une expression de nous. C’est ce que nous faisons le plus spontanément, qui exprime le plus ce que nous sommes. Nous allons ici faire ensemble une petite promenade dans ce pays de merveilles : le nôtre.
« On ne ment qu’avec des mots, mieux vaut de loin se fier aux apparences », nous dit si finement Jean-Jacques Goldman dans son album « En passant ».
Vous voyez bien que celui qui marche plutôt avec les pieds à dix heures dix est plutôt extraverti, avec un penchant à s’imposer, que celui qui a les pieds à cinq heures trente-cinq.
S’il talonne en attaquant le sol, cela renforce cette attitude. Mais au fond il se sécurise en s’assurant, se rassurant par un contact ferme. Un timide sera plus rassuré en marchant plutôt sur la pointe des pieds, et en s’asseyant sur le bord des chaises. Il pense que comme cela ça va aller. Dans tous les cas, tous les deux communiquent leur être dans leurs attitudes.
Et vous, en face, vous captez ce message. Vous le recevrez, plus inconsciemment que consciemment, par la mémoire que vous avez en vous d’attitudes semblables.
La gestuelle et les attitudes sont une communication
Beaucoup de choses ont été écrites sur ce point et beaucoup de techniques de communication utilisent ces principes. Le ton de la parole, les silences, vos positions quand vous parlez, la manière de vous positionner dans un groupe ou dans une salle lors d’une réunion.
Ces positions sont utilisées aussi dans la technique des constellations familiales. Le simple fait de changer de position un des acteurs de la reconstitution familiale change tout le sens de ce qui se vit et s’exprime. Toutes vos expressions parlent pour vous.
Il existe un continuum entre notre cerveau et notre corps, ce qui est scientifiquement confirmé depuis les travaux d’Antonio R. Damasio (2). Quand nous pensons, tout notre corps réagit, exprime et mime notre pensée. Il vit ses émotions autant qu’il les pense, un peu comme un chien qui rêve couché sur le côté et qui fait avec ses pattes le geste de courir. Cette émergence des gestes est très nette dans le parler méridional, elle l’est moins dans une éducation contraignante.
Cependant, plus vous bloquez cette expression, plus elle a tendance à s’inscrire dans votre morphologie. La gestuelle va, au fur et à mesure des années, forger la forme de notre corps et donner ce qu’analyse la morphopsychologie.
Les espaces relationnels
Ils nous renvoient à des aspects très ancestraux et animaux : ces règles qui régissent les troupeaux et les clans.
Prenez comme base de mesure la distance entre votre coude et le bout de votre main. C’est l’ancienne coudée romaine. Le double, c’est la longueur de votre bras. Le double encore, c’est la longueur de votre bras avec une épée au bout, soit quatre coudées. C’est la distance minimum à laquelle vous devez tenir ceux qui pourraient être dangereux. Au-delà, c’est l’espace des étrangers. Les ennemis ouvertement armés doivent être tenus à huit coudées, soit deux bras et deux épées pour être hors de contact. Entre quatre et deux coudées (un à deux bras), c’est l’espace social, celui où vous laissez pénétrer vos relations au sens large du terme, (d'où l’expression prendre de la distance). La distance à un bras, c’est la structure solidaire qui crée l’unité et la force du groupe. Moi et les autres, nous ne faisons qu’un, d’un point de vue social. Les soldats ou les élèves dans les rangs se mettent à un bras de distance. Quand vous vous rapprochez à moins de deux coudées, soit moins que la longueur du bras, vous entrez et laissez l’autre entrer dans votre espace personnel, le lieu de l’affection et des confidences. A moins d’une coudée, vous êtes dans l’espace intime, celui dans lequel il faut entrer pour se faire la bise ou s’embrasser.
Ne pensez pas que cela soit purement théorique, mais faites plutôt l’expérience et ressentez en vous les différences qu’induisent ces distances. Vibratoirement, cela correspond à l’interpénétration des auras et des champs énergétiques. Ces distances peuvent être ressenties différemment selon les caractères.
Dans une communication, la distance recherchée par l’un et l’autre pose déjà le registre de la relation. Avec ceci d’évident et de particulier, c’est que forcément la distance est la même pour les deux. Avec la question, les deux sont-ils sur le même registre et qui impose son registre à l’autre ?
Les dominants et les dominés
Ils se marquent beaucoup par des attitudes physiques. La position du corps et particulièrement du thorax (bomber le torse), des épaules et du cou donne le désir de positionnement. Mais c’est la gestuelle plus fine, comme les mouvements oculaires, la position de tête, la vibration de la voix et, de façon plus subtile, l’élasticité et la résistance des auras, qui va donner la véritable position dominante ou dominée. C’est l’expérience et la conviction intime acquise et la certitude qui en découle. L’agressivité n’est pas un signe de dominance, mais celle d’un dominé qui souhaiterait dominer.
De même, la forme du corps en volume n’est qu’une tentative de compensation. Un gros essaie de faire le poids (ou de se protéger du danger potentiel). L’archétype du dominant, c’est Gandhi. Sans rien faire, tout le monde lui obéit.
Baisser les yeux à intervalle régulier dans une conversation est un signe de positionnement dominé.
Les dominants se remarquent à terme surtout dans leurs maladies : problèmes cardiaques, coronaires, d’hypertension, de la hanche, etc. La dominance à tout prix est une caractéristique animale et sa transposition au niveau humain est un contresens spirituel qui finit toujours par se révéler en pathologie. La seule dominance qui ne finisse pas par se somatiser est empreinte de grande modestie, comme celle du Dalaï-lama par exemple.
Les danses de séduction
Elles sont bien évidemment et avant tout des modes de communication. D’origine très animale, le but est de trouver le partenaire le plus adéquat. Bien sûr, chaque sexe choisit des caractéristiques issues encore une fois de critères ancestraux. La beauté de la femme est génétiquement garante d’une bonne qualité de reproductrice. Les formes féminines garantissent une capacité à porter et à nourrir. Pour l’homme, la force, l’aspect musculaire et l’argent sont des garants de sécurité pour la progéniture.
Les odeurs
Les odeurs font partie de la communication. On les utilise actuellement dans les magasins pour tenter de leurrer les acheteurs. Le choix du parfum porte le message que l’on voudrait envoyer. Choisi instinctivement, il est à la fois l’image de soi et le complémentaire de soi.
Mais la nature a fait beaucoup mieux avec les phéromones. Sécrétées par notre peau et surtout nos aisselles et nos parties génitales, elles envoient, malgré nous, le vrai message de notre désir et de notre positionnement sexuel. Elles sont captées en face par l’autre sexe.
L’expérience dite des T-shirt est significative. Des hommes portent durant une longue période des T-shirt pour les imprégner de leurs odeurs corporelles. Puis des femmes doivent, en absence des hommes, sentir les vêtements et dire les odeurs qui leur plaisent. Le résultat est étonnant. Non seulement les couples ainsi formés ont une étonnante communication instinctive et une très bonne qualité de relation sexuelle mais plus encore, l'étude des groupes tissulaires HLA qui nous caractérisent (ceux que l’on utilise dans les greffes d’organes pour avoir des donneurs compatibles), sont les plus opposées possibles dans ces couples. Cela représente ainsi la meilleure complémentarité possible par un mélange des gènes les plus opposés.
Des remarques sont cependant à faire. Si le partenaire ainsi choisi est idéal pour vous, il n’est pas forcément le gendre parfait socialement et ne correspond pas forcément à vos critères intellectuels ou idéalisés. Mais si vous acceptez cette sélection, vous ferez de beaux enfants, intelligents et très doués. Inversement, renoncez a priori à choisir de vivre avec quelqu’un dont les odeurs ne vous attirent pas, vous risqueriez de ne pas « pouvoir vous sentir ».
Vous envoyez des messages de séduction par vos hormones, sans vous en rendre compte. Ce sont les femmes qui dans ce domaine sont à l’origine du processus. Hommes ou femmes, vous vous faites quand même aborder par ceux que votre corps génétique réclame.
Il est aussi important de réaliser que ce processus intervient dans les agressions sexuelles. Il est important d’être conscient de ce que nous déclenchons chez l’autre pour prendre les mesures adéquates. Personne n’est plus en danger que quelqu’un dont le désir s’ignore ou qui est au contraire intellectuellement bloqué par des interdits moraux.
Enfin, ce processus hormonal s’applique aussi dans le même sexe. C’est la méthode de communication utilisée par la reine des abeilles pour gouverner la ruche et rester la seule reproductrice.
Dans une famille, une mère peut gouverner le rythme des règles de ses filles par ses phéromones. Elle peut les bloquer si elle est trop dominante. A moins que leurs règles ne soient irrégulières, douloureuses ou anormalement tardives. Les filles pourront aussi faire des kystes des ovaires ou avoir des ovaires polykystiques. Dans les relations très synchrones, voire fusionnelles, recherchez des règles aux mêmes dates entre mère et filles. Une opposition, par forcément conflictuelle mais aussi complémentaire, donnera plutôt des règles de l’une au moment de l’ovulation de l’autre. Quand la fille a du mal à se positionner, elle saigne un peu au moment l’ovulation. Parfois la mère est ménopausée aux premières règles de sa fille, c’est une façon de passer le relais, encore un coup des phéromones !
Les formes du corps
Elles sont à la fois forgées par la gestuelle et les bases génétiques. Ce sont des éléments que vous captez souvent facilement ou que vous pouvez apprendre à connaître. Elles expriment ce que nous sommes.
Avec les années, elles s’accentuent en compensation de ce qui ne peut s’accomplir. Un symptôme exprime une souffrance qui ne peut plus se compenser par des attitudes. Il est utile pour soi d’en connaître les codes, pour entendre ce que votre corps vous dit. Comme médecin, j’ai beaucoup développé, avec les années, la compréhension du langage du corps et des maladies, qui permet avec l’expérience de lire à livre ouvert. Cependant, il ne faut jamais oublier que toute connaissance s’accompagne d’obligation de respect et d’amour de l’autre. Enfin, chaque être a son secret. Les codes des maladies sont comme paroles et musique. Le code vous donne la musique, les paroles appartiennent à chacun.
Nos choix sont une communication
Vous faites du cheval et vous fréquentez le milieu du cheval, logique. Vous rencontrerez sûrement des affinités, peut-être des aversions.
Ce que vous ne savez pas, c’est ce qui est à l’origine profonde de votre choix. Le cheval renvoie à une problématique avec le père matériel, viril, avec lequel on peut se confronter. Presque tous ceux qui ont choisi de faire du cheval l’ont fait parce qu’ils cherchaient la même chose. Qui se ressemble s’assemble, vous vous retrouvez parce que vous avez le même problème… sans le savoir consciemment.
Imaginez un club hippique où tous les membres auraient sur le front une étiquette « j’ai un problème avec mon père ». C’est en fait un peu cela qui se passe.
La plongée sous-marine vous permet d’explorer les profondeurs de la mère. C’est pourtant une évidence, mais quels sont les plongeurs qui ont verbalisé les choses comme cela ?
Votre métier, vos instruments de musique, vos hobbies sont autant de messages. Ils expriment des problématiques sous-jacentes.
Communication de surface
et communication des origines
Vos choix de vie s’expriment dans tout votre être. Il y a ce qui est visible au-dessus, et ce qui est à l’origine, en dessous. Une communication de surface, voire superficielle, et une communication souterraine, qui sous-tend la réalité, mais qui est en fait la véritable réalité.
Nous pompons tous dans une banque commune de codes, issus de l’histoire du monde. Ils sont une forme de communication où la plupart des messages sont codés sans que nous le sachions. Bien sûr, il existe des codes connus et socialement reconnus, comme ceux qu’utilisent les groupes ou les adolescents, mais la plupart sont cachés.
Pourtant, vous avez tous une partie du message et vous communiquez grâce à cela. C’est le principe du symbole.
Communiquer avec les autres,
communiquer avec moi-même
Dans tous les modes de communication, il existe plusieurs niveaux : des niveaux de structure et des niveaux de conscience. Cependant tous ces niveaux communiquent en même temps, que vous le sachiez ou non.
« Qui se ressemble s’assemble » est une évidence. Les opposés se cherchent pour se compléter. Mais savez-vous ce qui soutient ces attirances et par quels moteurs sous-jacents vous avez fait vos choix ?
Quels sont les amateurs de chevaux qui sont conscients de s’être retrouvés à la suite d’un problème avec leur père ? Les amateurs de bridge à la suite d’un secret de famille (eh oui, c’est un jeu où vous jouez toujours avec un « mort »…) ?
Nos aspects extérieurs sont les faces émergées de moteurs profonds le plus souvent non connus.
Tout cela fonctionne de façon codée, par des symboles. « Symbol », en grec, c’est une pierre ou un objet que deux partenaires d’un contrat rompaient, chacun emportant un morceau. Ces deux seuls morceaux pouvaient se compléter parfaitement et témoigner du contrat.
Il y a donc, dans la communication, une partie consciente et connue et une partie cachée, souterraine, qui souvent manipule la partie de surface, chez l’un comme chez l’autre des protagonistes.
Plusieurs niveaux de nous qui communiquent
- Il y a la partie consciente et intellectuelle, celle gérée par le cortex cérébral en général. Elle génère la gestuelle communicative du corps. Nous pensons, vivons et exprimons nos émotions autant avec notre tête que notre corps.
Cette partie est en prise directe avec notre émotionnel qui nous influence pleinement (zones néo-limbiques). Seuls les cartésiens imaginent le contraire, ce que nous savons scientifiquement aujourd’hui complètement faux : ce serait couper le cortex moteur du reste du cerveau, et nous de nos émotions !
- Le cortex paléo-lymbique gère notre position dominant-dominé, nos positions grégaires. Ces attitudes s’expriment aussi en parallèle, que nous le sachions ou non.
- Le cerveau reptilien, pendant ce temps, assure la survie et s’exprime dans ce sens.
- Cela s’enrichit encore avec le cortex préfrontal, zone de la grande conscience, souvent non consciente, qui nous habite. Elle a la capacité à intégrer toutes les informations venant du reste du corps et de l’extérieur. C’est cette part de nous qui « sait », avant même que nous en ayons conscience. C’est elle qui intervient de façon prépondérante dans l’intuition et « la première impression ». Le « Bon Dieu ! mais c’est bien sûr » du commissaire Maigret. C’est un peu notre part divine en nous qui cherche à nous parler.
Le préfrontal communique avec l’autre par les jeux de mots, l’humour, les intuitions et la communication de pensée.
L’autre et moi,
l’autre est moi,
l’autre émoi
Un autre aspect de la communication : nous communiquons autant avec nous qu’avec les autres. Quand je parle à l’autre, c’est à moi que je parle. Quand je parle de l’autre, c’est de moi que je parle.
Il y a la communication verticale en nous, comme des points (niveaux conscients et non-conscients) reliés par une verticale. Il y a la communication avec l’autre, comme des horizontales reliant chacun des points entre l’autre et moi. Et c’est la même chose chez l’autre.
Certaines parties de moi peuvent inconsciemment communiquer avec des parties tout aussi inconscientes de l’autre. Et cela ne facilite pas la vie de couple ! C’est souvent là le lieu des jeux de pouvoir et des systèmes de manipulation. Vous ne serez manipulé que par votre inconscient et cela relève dans tous les cas de votre responsabilité.
La communication entre nous et nous
C’est aussi souvent dans le cadre d’une communication avec l’autre que vous réaliserez la réalité des messages que les différents niveaux de vous-même envoient. Cela se manifeste par les effets produits sur l’autre, sa réaction. L’autre est alors le révélateur de vous-même, pour peu que vous soyez prêt à l’accepter.
C’est donc dans l’expérience que je me découvre et que j’apprends aussi à faire communiquer justement les différents niveaux de moi-même sans en refuser aucun.
Ecoute-toi
Le seul niveau qui doit, à terme, diriger les autres, c’est le préfrontal. La part de vous qui « sait ». Elle donnera la sagesse. Plusieurs zones cérébrales sont à la limite entre le cortex conscient et le préfrontal. Elles permettent la communication avec votre conscience.
La zone du langage pourra s’exprimer à travers des lapsus. La zone oculomotrice préfrontale pourra s’exprimer dans les mouvements oculaires, c’est la clé pour comprendre les EMDR (3).
D’une façon générale, je me parle à moi-même par mes hasards et mes coïncidences. Vous pouvez même imaginer qu’une partie de vous les recherche et les met en acte, pour vous mettre en situation d’entendre. De tout temps les hommes l’ont nommée. C’est la conscience que quelque chose nous dépasse. Certains l’appelleront guide, ange gardien, ou sens religieux. Religieux, vient de du latin religare, relier, communiquer… Nous entrons là dans l’éloge de la louange, l’acceptation de ce qui vient, être présent à ce qui est…
L’humour enfin, ne l’oublions pas, est un mode simple de communication entre nous et nous.
« Connais toi toi-même et le monde t’appartiendra ».
Méfiez-vous de la première impression : c’est la bonne !
Citation de Talleyrand (évêque, politicien, ministre de Napoléon et de ses successeurs).
C’est cette sensation qui vous touche, avant même que vous ayez pu entrer dans une connaissance plus intellectuelle et raisonnée. Elle utilise vos mémoires et perceptions multiples. Cette première impression, c’est en quelque sorte le résultat final de tout ce dont nous venons d’évoquer ici.
Il y a un exercice que j’aime faire en stage ou en entretien, concernant la relation que vous avez avec une personne précise : Quelle impression avez-vous la première fois qu’il ou elle est entré(e) dans votre champ visuel, pas la suite et les débuts de la découverte, mais le premier instant ? La première fois que s’est formée l’image sur votre rétine ? Souvenez-vous des lieux, des couleurs, des odeurs, des circonstances. Quelle a été votre première idée-sensation, qu’est ce qui vous a fait remarquer cette personne, que vous êtes-vous dit ?
L’essentiel de ce qui va être le thème de cette relation était déjà inscrit dans cet instant.
Olivier Soulier.
Médecin.
1. Voir le site de la Fondation Milton Erickson, considéré comme l’un des pères de l’hypnose médicale : www.erickson-foundation.org.
2. Antonio R. Damasio est chef du département de neurologie au collège de médecine de l’université de l’Iowa. Il est l’auteur de « Descartes’ Error : Emotion and the Human Brain » et de « The Feeling of What Happens : Body and Emotion in the Making of Consciousness ». Lire son interview sur www.harvard.edu/, taper Damasio dans la fenêtre de recherche (search).
3. EMDR : Eyes Movement Desensitization and Reprocessing, ou mouvements oculaires de désensibilisation et de retraitement des informations négatives, une nouvelle thérapie d'origine américaine. Validée par nombre d'études dont celle de l'Inserm, l'EMDR a pour but d'éliminer les effets néfastes des chocs émotionnels en favorisant l'apparition des émotions ainsi que leur évacuation. Plus d’infos sur le site de l’Association EMDR France : www.emdr-france.org.
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Votre interlocuteur captera beaucoup plus d’informations à partir de votre gestuelle ou de votre attitude que de ce que vous dites effectivement.
La psychologie moderne nous dit que dans une communication, 90 % du message serait non-verbal. Et je rajouterai que, dans le message verbal, au moins la moitié n’est pas réellement consciente. Il n’y a finalement que très peu de choses dans nos mots conscients, l’essentiel est ailleurs.

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